Capture d'écran du site de transition du "président élu Mitt Romney", par le blog Political Wire.
Ses équipes étaient parées à toutes les éventualités. Si Mitt Romney
avait battu Barack Obama, son site officiel aurait été actualisé à la
minute même de son élection. Tout était prêt, si bien que quelques
heures après la défaite de l'ex-gouverneur du Massachusetts, une ébauche
de son site de transition a été mis en ligne… par erreur. Disponible à l'adresse Romney.solutionstreamcreative.com, le site était sobrement intitulé "Mitt Romney élu 45e président des Etats-Unis d'Amérique". Sur la toile, plusieurs internautes ont immédiatement immortalisé la bourde en réalisant des captures d'écran. On y découvre notamment une citation de l'ex-candidat républicain en guise de page d'accueil : "Je
suis heureux des perspectives que nous avons en tant que nation. Ma
priorité est de remettre le peuple américain au travail." Un emplacement destiné à accueillir la vidéo du discours de victoire avait également été réservé. Selon le Huffington Post, ce site, commandé par des volontaires de la
campagne de Romney à peine dix jours avant la date fatidique du 6
novembre, aurait été très rapidement conçu et développé par l'entreprise
SolutionStream. "Il s'agissait d'un tout petit projet que nous avons réalisé en une journée et demie", a confié au Huffington Post, Jason Thelin, l'un des fondateurs de cette entreprise basée dans l'Utah.
Page du site de transition dédiée au recrutement au sein de l'administration Romney-Ryan.(Crédits photo : politicalwire.com)
Par ailleurs, une section entière du site était dédiée à l'abrogation de la loi Obamacare. "Dès
le premier jour de son mandat, Mitt Romney publiera un décret
présidentiel en vue de dispenser les 50 Etats américains d'appliquer la
réforme de la santé", pouvait-on lire sur le site. Comble de
l'ironie, John Boehner, président républicain de la Chambre des
représentants, a fait comprendre le 8 novembre – soit deux jours après
l'élection – que la victoire d'Obama légitimait cette réforme de la
santé vivement débattue pendant des mois. Autre section notable sur le site : "Join the administration" ("Rejoignez-nous"),
une page entière destinée à susciter des vocations. Sans préciser quels
postes étaient ouverts au recrutement, n'importe quel Américain aurait
pu envoyer sa candidature à l'administration Romney-Ryan. Dans le cas
d'une convocation à un entretien, la Maison Blanche se serait réservé le
droit de soumettre les candidats à une enquête du FBI. Quelques heures après leur malencontreuse mise en ligne, ces quelques pages ont été dépubliées et les visiteurs du véritable site officiel de l'ex-prétendant à la Maison Blanche sont finalement accueillis par un "Thank you", signé Mitt Romney.
Page d'accueil du site officiel de Mitt Romney. (Crédits photos : mittromney.com)
Il est loin le temps où les possesseurs d'un Blackberry faisaient
partie d'un petit club fermé, échangeant en privé sur leur service de
messagerie instantanée "BBM". Ils avaient accès à leurs mails sur leur
mobile. Ils avaient une image très "corporate" d'hommes et de femmes
pressés. Lundi, le New York Timesinterrogeait des possesseurs de ce téléphone portable,
qui reste un objet de luxe et maintient un certain statut social, mais
qui n'est plus depuis longtemps à la pointe de la mode. Ils disent en
avoir "honte". Une Mme Crosby, commerciale à Los Angeles, dit avoir cessé
de sortir son téléphone Blackberry en public lorsqu'elle se rend dans
une soirée cocktail ou à une conférence. Elle le cache sous son iPad en
rendez-vous d'affaires, de peur que ses clients ne voient l'objet et "ne la jugent". Victoria Gossage, 28 ans, responsable marketing dans un fonds
spéculatif, déclare s'être sentie humiliée récemment, face au concierge
d'un "country club" de l'Etat de New York. Lui demandant si le club
pouvait lui prêter un chargeur, l'homme avait répondu "'bien sûr'. Puis il a vu mon téléphone et il m'a dit, sur un ton dégouté : 'Oh non, non, pas pour ça'". Le fabriquant du Blackberry, Research in Motion (RIM), dégage encore
de belles marges en Inde ou en Indonésie, mais aux Etats-Unis, la chute
est vertigineuse. Il détient moins de 5 % du marché des smartphones,
contre 50 % il y a seulement trois ans. Entre juin et août 2012, RIM a
réalisé un chiffre d'affaires de 2,8 milliards de dollars, en baisse de
31 % par rapport à la même période de l'an dernier. Ces résultats,
annoncés jeudi dernier, sont moins sombres que prévu : le trimestre
précédent, la baisse était de 43 %. Le nouveau système d'exploitation de
l'appareil, le Blackberry 10, doit sortir au premier trimestre 2013. Ainsi, l'une des premières mesures prises par Marissa Mayer
lorsqu'elle est arrivée à la tête de la firme Yahoo!, avec pour mission
de moderniser son image, a été de remplacer les BlackBerry des employés
par des iPhones et téléphones fonctionnant sous Android. "Les
BlackBerry s'attardent à Washington, Wall Street et dans les métiers du
droit, mais dans la Silicon Valley ils sont aussi rares que les
cravates", écrit le New York Times. Depuis plusieurs années, certaines compagnies n'autorisent leurs
employés à utiliser que des smartphones BlackBerry, jugés plus faciles à
sécuriser et moins propices à une utilisation de loisir. Mais l'an
dernier, selon le quotidien américain, certaines firmes importantes,
comme la banque Goldman Sachs, ont fini par se rendre aux demandes de
leurs employés qui demandaient un autre système. La Maison Blanche
elle-même a récemment autorisé l'utilisation d'iPhones. Source: Blog Le Monde 16 octobre 2012
Les spots publicitaires haïtiens “Big Shake” ont été diffusés
vendredi au Steve Harvey Show, émission très populaire du réseau télé Fox. Depuis
5 mois, les 4 spots réalisés par l’agence Muska Group pour son client Canex ont
fait le tour du Web avec plus de 2 millions de vues sur YouTube. Séquence sur YouTube
Le célèbre comédien animateur ne s’est pas contenté de présenter
les spots à son public au segment “Just one more thing”. A la fin de l’émission,
il a invité l’assistance à danser sur le même rythme. Le "Steve Harvey"
est un talk-show quotidien d’une heure présenté par le comédien animateur radio
et auteur de best-seller du même nom.
Les 4 spots “Big Shake” présentent le tournage d’un
film avec Kako, une pause-café avec Madan Serafen et Viviane Gauthier, une
salle de classe et des passagers d’un tap tap. Après avoir goûté à la boisson
lactée, tout ce petit monde se met à danser sur un rythme endiablé. À noter que
les spots “Big Shake”, produits par Gaethan Chancy et réalisés par Bruno Mourrase
de Muska Group, se sont inspirés de la campagne publicitaire thaïlandaise
intitulée "Funny Dance". Selon le quotidien Le Nouvelliste, la
campagne “Big Shake” sera primée au Nevada Film Festival, où les réalisateurs recevront
une médaille d’argent le mois prochain.
Le président sortant Max Chauvet (Le Nouvelliste), Léopold
Berlanger (Radio Vision 2000), la nouvelle présidente
Liliane Pierre-Paul (Radio Télé Kiskeya) et Jacques Sampeur (Radio Télé Antilles).
La journaliste Liliane Pierre-Paul, co-fondatrice et
directrice de programmation de Radio Télé Kiskeya, a été élue ce samedi à
l'unanimité Présidente de l'Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH).
En devenant la 6ème dirigeante de cette institution, elle succède à Max
Chauvet, élu en mai 2010.
« Je vous remercie pour la confiance placée en moi et
vous donne l’assurance que je continuerai le combat que nous avons mené
ensemble depuis une décennie pour la démocratie et le développement de notre
pays », a convenu la nouvelle présidente dans son discours d’investiture,
qui s’est dite prête à relever les défis du futur, parmi lesquels les
contraintes du basculement des médias en diffusion numérique avant 2015 et leur
morcellement dans le paysage audiovisuel.
Mme Pierre-Paul, présentatrice vedette des émissions "Jounal
4trè" et "Intérêt Public", devient ainsi la seconde femme à
diriger cette association après Anne Marie Issa de Signal FM. Notez que les
journalistes Hérold Jean-François (Radio Ibo), Richard Widmaier (Radio Télé
Métropole) et Jacques Sampeur (Radio Télé Antilles) ont aussi dirigé l'ANMH.
Au cours de cette assemblée ordinaire qui s’est déroulée
samedi matin au local de Radio Télé Antilles, un Comité Directeur a été mis sur
pied. Les 7 membres Hérold Jean Francois (Radio Ibo), Aruns Bellevue (Radio
Télé Galaxie), Léopold Berlanger (Vision 2000), Richard Widmaier (Radio Télé Métropole),
Jean-Marc Apollon (Radio One), Frantz Duval (Magik 9) et Robert Denis (Canal
Bleu) doivent occuper chacun des fonctions au sein de l’association.
Notez que l'Association nationale des médias haïtiens
(ANMH), qui a vu le jour le 8 septembre 2001, regroupe plus de 24 médias
membres.
Elections américaines : où sont passés les autres candidats ?
USA - L'élection
présidentielle américaine ne se résume pas à un duel Barack Obama / Mitt
Romney. Même si leur chance d'accéder à la Maison-Blanche relève de la
fantaisie, les petits candidats veulent peser dans le débat et mettre à
mal la toute puissance des partis républicain et démocrate.
De gauche à droite : Jill Stein, Virgil Goode, Rocky Anderson, Gary Johnson, le 23 octobre à Chicago. Photo : AFP
Jill Stein et Gary Johnson peuvent
s'estimer heureux. Ils ont eu droit à un deuxième débat pour faire
entendre leurs idées mardi. Le premier s'est tenu le 23 octobre dernier à
Chicago. Diffusé sur C-SPAN -la chaîne parlementaire- et modéré par
l'ancien présentateur vedette de CNN Larry King, il leur a permis
d'exister médiatiquement le temps d'une soirée.
Se présenter à l'élection
présidentielle américaine sans l'étiquette démocrate ou républicaine
revient le plus souvent à se battre contre des moulins à vent et
pourtant, ils sont quatre cette année à pouvoir théoriquement accéder à
la Maison-Blanche. Aux côtés de Jill Stein, candidate du « Green Party
», et Gary Johnson, candidat libertarien, Virgil Goode et Rocky Anderson
représentent respectivement le parti de la Constitution et le parti de
la Justice.
Ross Perot comme modèle
Leur plus grand défi est d'abord de
se faire connaître. Les médias américains ne parlent quasiment jamais
d'eux et peu d'électeurs savent qu'une autre offre existe en dehors de
Barack Obama et Mitt Romney. « Je suis actuellement à 5% dans les
sondages au niveau national, soutient Gary Johnson. Est-ce que l’on
entend mon nom cinq fois lorsque l’on entend le nom d’Obama
quarante-cinq fois ? Non ! On n’entend jamais mon nom ! Or s’il était
mentionné cinq fois à chaque fois que le nom d’Obama ou de Romney était
mentionné quarante-cinq fois, je serais le prochain président des
États-Unis. »
L'ancien gouverneur du Nouveau
Mexique, qui soutient notamment la légalisation du cannabis et un
retrait immédiat des troupes présentes en Afghanistan, a certainement en
mémoire le parcours de Ross Perot. Ce candidat indépendant avait réussi
à obtenir 19% des votes en 1992, une performance en partie dûe à sa
participation aux trois débats avec George Bush et Bill Clinton. Mais
depuis 20 ans, plus aucun autre candidat que ceux des deux principaux
partis n'ont pu participer aux débats présidentiels. Le bipartisme
américain repose sur de solides fondations et rien ne semble pouvoir
l'ébranler.
Victimes des lois et du vote utile
« Il est très difficile pour les
candidats indépendants aux États-Unis de réussir à attirer les
électeurs, notamment en raison des lois qui protègent les deux
principaux partis et rendent la tâche difficile pour les autres,
explique John Mark Hansen, professeur de sciences politiques à
l'Université de Chicago. Si vous êtes un candidat d’un autre parti, vous
devez vous qualifier dans chacun des 50 États un par un, et ceux-ci ont
des règles d’accès qui sont plus ou moins strictes. Et même lorsque
leur nom est sur le bulletin, ces candidats sont souvent victimes du
vote utile. »
Les défenseurs du multipartisme font
aussi valoir qu'une grande partie des citoyens américains ne trouve pas
son compte avec un choix réduit à deux options. En 2008, la
participation à l'élection présidentielle a été la plus forte depuis
1968, mais ne s'est élevée qu'à 57 % chez les personnes en âge de voter.
Au total, près de 100 millions d'Américains ne se sont pas exprimés. «
Presque un électeur potentiel sur deux ne se considère pas comme
appartenant à ces deux grands partis, juge Jill Stein, qui veut voir
adopter un « Green New Deal » pour relancer l'économie du pays en créant
des emplois verts. Donc ils ont beau nous appeler 'petits candidats',
on représente en fait beaucoup de monde car 90 millions de personnes ne
veulent pas voter pour ces deux grands partis. »
Christina Tobin, la fondatrice de la
fondation Free & Equal à l'origine des débats organisés à Chicago et
Washington, veut croire au changement. « Avec ces débats, nous
informons les gens que d’autres discours et d’autres choix existent sur
la scène politique, dit-elle. En permettant à de nombreux candidats
indépendants de se lancer au niveau local lors des élections de 2014, on
pourra avoir des candidats qui représentent vraiment le peuple en 2016.
Pour moi, l’élection de cette année est truquée. Je préfère penser à
2016 et voir la lumière au bout du tunnel. » Un optimisme que ne
partagent toutefois pas la plupart des politologues.
Créé 06-11-2012 19:00 | Mis à jour 06-11-2012 20:39
Skype va progressivement remplacer Windows Live Messenger (alias MSN) avant la bascule définitive au premier trimestre 2013. Photo : DR
Messagerie instantanée : Skype remplacera bien MSN
MSN, alias Windows
Live Messenger, va petit à petit disparaître de l'univers Microsoft au
profit de la messagerie instantanée Skype, rachetée en mai 2011.
C'est officiel, Microsoft abandonne
Windows Live Messenger – plus connu sous le nom de MSN en France - au
profit de Skype. Les utilisateurs de la messagerie instantanée de
Microsoft, extrêmement populaire dans l'Hexagone avec 18,7 millions
d'usagers chaque mois, vont être progressivement redirigés vers le
logiciel de chat Skype.
Ce dernier, racheté par la firme américaine 8,5 milliards de dollars (6 milliards d'euros) en mai 2011,
a été totalement intégré dans Windows 8 et Windows Phone 8 (tout étant
disponible sur Android, iOS, Mac et différentes plateformes TV). L'heure
est maintenant venu de progressivement diriger les utilisateurs de MSN -
ils sont 100 millions chaque mois dans le monde - vers Skype (280
millions). La bascule définitive sera dans le courant du premier
trimestre 2013.
Plusieurs mois pour s'habituer
"Nous voulons qu'ils se familiarisent
progressivement avec le nouvel outil et qu'ils trouvent leurs marques,
explique Linda Summers, directrice marketing de Skype. Nous leurs
laisserons plusieurs mois pour s'habituer et faire la transition en
douceur."
Concrètement, chaque utilisateur de
MSN peut se connecter dès à présent sur Skype avec son identifiant
Microsoft et lancer une discussion avec ses contacts depuis la nouvelle
interface. Il est aussi possible de créer une passerelle entre les deux
comptes sans les fusionner, utile quand on utilisait précédemment les
deux outils avec des personnes issues d'univers différents.
"Nous en sommes vraiment à la
première étape, qui est de mettre en relation les deux communautés. Nous
attendons de voir comment le nouvel outil sera pris en main avant de
songer à l'étape suivante", précise Linda Summers. Pas de panique pour
les utilisateurs de MSN/Windows Live Messenger, il leur reste encore
quelques mois avant de voir le logiciel, créé en 1999, disparaître
définitivement.
Nous gagnons, dimanche 28 octobre, une heure de sommeil, coutume de la secondemoitié du XXe siècle qui donne l'étrange impression, pendant une journée, d'être au large pour dormir, lire, flâner, etc. Vu du Soleil, "c'est comme si toute la population se déplaçait géographiquement vers l'ouest", explique le professeur Damien Léger, responsable du centre du sommeil et de la vigilance de l'Hôtel-Dieu, à Paris.
Or, cette "téléportation horaire" a des effets sur... l'évolution de notre température corporelle. De fait, si votre partenaire vous reproche d'avoir les pieds froids au lit, il risque d'être surpris pendant quelques jours, cette perception s'amenuisant. Déconcertant ? Tout s'explique, et même scientifiquement. Lorsque la
lumière baisse, notre cerveau - plus précisément le noyau
suprachiasmatique de l'hypothalamus - sécrète de la mélatonine, donnant
au corps le signal du sommeil. Notre température va diminuer pour atteindre un degré de moins entre 2 heures et 5 heures du matin, moment où notre corps est le plus froid. Cette manifestation s'analyse physiologiquement : nos vaisseaux
sanguins se dilatent (les pieds chauffent), puis se contractent, lorsque
la température basse est atteinte (les pieds refroidissent, parfois
fortement). Le mécanisme s'inscrit dans un cycle personnel, l'horloge
biologique.
Les pieds froids Or, nous ne sommes pas tous égaux. "L'horloge biologique est en moyenne calée sur 24,2 heures, avec de grandes disparités",
détaille M. Léger. Certaines personnes sont "du soir" avec un cycle de
25 ou 26 heures, d'autres "du matin" avec un cycle plus contracté. Pour
ne pas sentir les pieds froids de l'autre au lit, il faut les avoir
froids... au même moment. Une concordance d'horloge biologique assez
rare qui explique les fréquents décalages de température dans un couple
allongé, couvert pourtant de la même façon. Avec le changement horaire de ce week-end, nous ajoutons ponctuellement une heure à ce cycle et allons mettre"quelques jours à rattraper ce décalage",
poursuit M. Léger. Ce réajustement, au rythme tout personnel, va
entraîner de nouvelles sensations thermiques au lit. Votre "coturne"
pourrait alors trouver... que vous n'avez plus les pieds froids. CQFD.
En images - Alors que Sandy se dirige vers la Floride, l'ouragan
laisse derrière lui un pays inondée en de nombreux endroits et 84
victimes, dont 66 morts et disparus. 21.000 personnes ont été déplacées.
Sur place, habitants, journalistes et employés d’ONG ont partagé leurs photos des dégâts sur Twitter.
Prix intéressants, plans d’abonnements avantageux, mois de services offerts… Les deux compagnies de cellulaires s’affrontent désormais sur le terrain des célèbres smartphones.
Vendredi dernier, Voilà lançait en grande pompe son service BlackBerry, permettant « l’accès sans fil aux e-mails, à la messagerie électronique, aux réseaux sociaux, à l’Internet, aux applications multimédia, au téléphone, au calendrier et à une grande variété d'applications professionnelles et de loisirs » selon un communiqué par la compagnie.
Digicel, qui offre le service BlackBerry depuis février 2009, a très vite réagi, en « liquidant » pour la Fête des Mères son Blackberry Curve 8520 à 2000 gourdes, contre 5000 gourdes auparavant. Plus six mois gratuits de service BlackBerry. A comparer au 2.350 gourdes et trois mois de service de la compagnie Uni-Vert.
Notez que le BlackBerry Curve 8520, inclut le support Wi-Fi, un trackpad optique innovant, des clés multimédia, pratique pour gérer les vidéos et la musique. Pour Robin Padberg, le directeur général de Voilà, « en passant au vert les utilisateurs de smartphone BlackBerry bénéficieront d’une grande fiabilité, qui fera, immédiatement, des envieux »
« Switch au rouge » ou « Passez au vert », Tweets par ci et par là, SMS et minutes gratuits, tirages à gogo… rien n’est de trop, pour agrandir son réseau de clients. Il s’agit de se préparer à l’arrivée imminente de Viettel dans l’arène haïtienne. Selon des sources concordantes, la compagnie vietnamienne, concocterait des promotions encore plus agressives, pour imposer ses cellulaires Natcom (le prochain nom de la Téléco), voire ses services Internet et même de programmes télé.
Des mouches bourdonnent autour de sa jambe blessée, et pourtant, malgré ses gémissements pour demander de l'aide, Christiane Carystil, 87 ans, n'arrive pas à attirer l'attention particulière que son cas nécessite.
Même hors des ruines de l'Asile Communale – le principal centre de soins de santé dédié aux personnes âgées de la capitale – le personnel arrive difficilement à s'occuper en particulier chacun des vieillards qui essaient de survivre dans une société post-séisme.
« Ici les besoins sont nombreux, mais le personnel demeure très insuffisant », déclare Andrée Devilas, l'un des travailleurs du centre.
En Haïti, les personnes âgées doivent faire face au fait que l'aide aux sinistrés du séisme ait été pensée principalement pour les enfants et les adultes. Des aînés édentés doivent essayer de mastiquer des biscuits protéinés durs, distribués par les travailleurs humanitaires des Nations Unies, ou manger des céréales à grains entiers, qu'ils ne sont plus en mesure de digérer correctement. « Dans l'urgence de la distribution de l'aide le plus rapidement que possible, ces détails ont malheureusement échappé », avance Cynthia Powell, porte-parole de HelpAge, une organisation internationale qui vient en aide aux personnes âgées, à travers le monde.
Depuis son arrivée en Haïti, peu après le tremblement de terre du 12 janvier, HelpAge a repris une grande partie des tâches quotidiennes à l'Asile Communale, et continue de mobiliser ses efforts pour venir en aide aux personnes âgées logeant dans des camps de tentes de Port-au-Prince, Petit Goave et Léogane.
L'organisation a fourni un appui financier à huit centres de soins de santé, gérés par des églises et abritant 400 aînés, et a mis en place dans les camps des zones de protection regroupant des personnes âgées nécessitant une attention particulière. Elle a également lancé une campagne à la radio pour exhorter les familles de ne pas abandonner leurs parents âgés.
Pourtant, les travailleurs d'HelpAge sont inquiets du fait que, dans un pays où les besoins demeurent si énormes, que les personnes âgées continuent d'être négligés.
« On nous a signalé des cas d'abandon des personnes âgées dans les camps » regrette Rosaleen Cunningham, porte-parole de HelpAge. « Des préoccupations ont également été soulevées à propos des personnes âgées à risques accrus et incapables de protéger leurs biens et elles-mêmes.»
À l'Asile Communal, Clairevana Desbrosses, 87 ans, exhibe une bouteille à demi remplie d'un liquide ambré, sorte de médicament pour atténuer ses douleurs fulgurantes qu’elle ressent dans son abdomen. Face à la pénurie de médicaments, elle a peur qu'on lui vole sa bouteille dans un moment d'inattention.
« Je ne me porte pas bien » crie-t-elle à plusieurs reprises.
Elle fait partie du nombre de 42 pensionnaires du foyer de soins, forcés de loger à l'extérieur du centre, à la suite de l’effondrement de l'un des deux dortoirs principaux. Plus de 90 résidents partagent le même espace que 100 familles qui ont établi leur camp sur la pelouse du centre de soins.
Des enfants jouent autour de la pelouse boueuse, non loin des aînés, alignés nus, baignés par des préposés aux soins infirmiers avec des seaux d'eau froide.
Dès le début, HelpAge avait payé des hommes pour servir de gardes de sécurité à plusieurs résidents qui se plaignait que des membres de gangs « allaient dans leurs tentes pour voler le peu de nourriture qu'ils possédaient.»
« La meilleure option pour les résidents serait leur relocalisation le plus vite possible » estime Cunningham, « mais le maire n'a donné son accord à aucun des plans proposés. »
Pour l'instant, HelpAge a embauché un médecin pour assurer des soins continus au centre, et travaille à transformer le premier étage d'une clinique en un espace de soins gériatriques avec salle de 25 lits.
Alors que les personnes âgées vivant dans des foyers bénéficient de l’aide de travailleurs qui prennent soin d'eux, des milliers de personnes âgées tentent de survivre dans les camps de tentes. Près de 200.000 personnes de plus de 60 ans sont désormais sans abri, selon les chiffres recueillis par HelpAge.
Bon nombre d'aînés comptent sur la générosité des voisins ou sur la débrouillardise d’enfants et de petits-enfants pour obtenir de la nourriture et des soins médicaux.
« Parfois, mes voisins me donnent quelques grains de maïs » explique Dilianne Charles, 90 ans, à l'intérieur de sa tente dans le parc Sainte-Thérèse à Pétionville.
Alors que les enfants courent à travers les camps, jouant au saut à la corde ou au football, de nombreuses personnes âgées, comme Charles, disent quitter rarement leurs tentes.
« A mon âge, c'est difficile de rester au soleil », dit Charles. « Que puis-je faire ? Il n'y a rien d’autres à faire, que de rester assis ici et de ne pas gaspiller mon énergie. Je me dit sans cesse que je suis en vie pour une raison. »
Frézelia Cetoute, 109 ans, était l’un des résidents les plus âgés du camp du parc Sainte-Thérèse. Elle a été depuis transportée à son domicile, l'une des maisons chanceuses qui ont été déclarées suffisamment sûres pour accueillir leurs occupants.
Pourtant, tout en vivant dans le camp de tentes, Cetoute a essayé de rester attentif à son environnement, en dépit de sa cécité.
« Ecouter les enfants jouer m’avait rendue heureuse » avait-elle déclaré un de ces jours. « Cela me permettait de savoir que la vie continue.»
Cetoute vivait sous une tente de fortune construite à partir de bâches grises et feuilles à motifs floraux, en compagnie de sa fille de 66 ans, de sa petite-fille de 17 ans et de ses deux nièces, de 8 et 9 ans.
Grâce à l'argent envoyé par des parents résidant à Miami et à New York, les trois générations de femmes vivaient d’aliments mous, faciles à manger pour Cetoute, tels que les pommes de terre et les bananes.
Cetoute souvent s'inquiéta de ne pas pouvoir se promener dans le parc bondé. Alors elle passait la majeure partie de ses journées égrenant son chapelet noir, priant installée dans une chaise de jardin qui lui servait aussi de lit.
« Je ne fait qu’attendre », soupire Cetoute. « Si je peux survivre à ce tremblement de terre, qui sait à quoi d’autre je pourrai survivre ? »