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  • Radios FM: plus de 50 !

    Trop de stations de radio dans la Zone Métropolitaine de Port-au-Prince ? Selon la liste du Conatel, il en aurait plus de 50 à saturer la bande FM.

  • Signal à la télé

    Un mois après son lancement officiel, la télé de Signal FM se lance dans l'information avec un journal et des bulletins.

  • CD, DVD, USB: abritez-vous!

    Pour ne pas perdre ses précieux fichiers, il est important de les sauvegarder correctement et régulièrement.

  • Les débuts de la radio en Haïti

    En 1926, à ses balbutiements sous l'Occupation américaine, la puissante radio HHK s'occupait de l'éducation rurale agricole.

  • Choléra en Haïti: un mal sans coupable

    Jeudi soir, le magazine "Envoyé Spécial" de France 2 (disponible sur Télé Haïti et CanalSat Haiti) diffusait un reportage sur l'origine du choléra.

Haïti: bataille juridique entre un photographe indépendant et l'AFP

mercredi 19 mai 2010 0 commentaires

(Source: 20minutes.fr)

Montage d'une photo (à gauche) du séisme en Haïti prise à 
Port-au-Prince le 12 janvier 2010 par Daniel Morel et crédité AFP 
PHOTO/LISANDRO SUERO et du message (à droite) proposé par l'AFP 
concernant les photos de Daniel Morel Montage d'une photo (à gauche) du séisme en Haïti prise à Port-au-Prince le 12 janvier 2010 par Daniel Morel et crédité AFP PHOTO/LISANDRO SUERO et du message (à droite) proposé par l'AFP concernant les photos de Daniel Morel DANIEL MOREL / 20 MINUTES

MEDIAS - L'agence de presse refuse de lui reverser des droits d'auteur après avoir repris ses photos sur Twitter...

Si vous recherchez des images de Daniel Morel sur le site photo de l’AFP, vous trouverez simplement ce message: «En raison d’un problème de droits, nous vous demandons de retirer et détruire de vos programmes toutes les photos d’Haïti prises par Daniel Morel.»

Des photos qui feront le tour du monde sans compensation
Ce photographe indépendant haïtien demande en effet des comptes à l’agence de presse française depuis le mois de janvier. Motif? Elle a utilisé en toute impunité les photos du séisme qu’il avait diffusées sur Twitter, via son compte Twitpic, sans jamais lui reverser le moindre droit d’auteur.
C’est pourtant lui qui est notamment l’auteur d’une photo qui fait la une des journaux du monde entier au lendemain de la catastrophe: une jeune femme recouverte de poussière tentant vainement de sortir des décombres d’un bâtiment de Port-au-Prince. 

Lisandro Suero, le pirate dominicain
Déjà sur place, Daniel Morel, ancien photographe de l’agence AP, a fourni les premières photos du drame. Sauf qu’il a fallu très peu de temps pour qu’un certain Lisandro Suero, simple internaute de République Dominicaine, reprenne ses photos et les installe sur son propre compte.
Daniel Morel ne répondant pas à ses demandes d’images, l’AFP, en l’absence de photographes de son agence sur place, s’est servie immédiatement chez Lisandro Suero, ouvert à toute proposition. L’agence de presse a alors bien précisé la provenance de ses clichés, mais en créditant le pirate, et non Daniel Morel, l’auteur original.

Twitter/Twitpic, un règlement différent
Ce dernier a alors passé ces derniers mois à demander réparation à l’agence de presse. Arguant que, de toute manière, les photos publiées Twitter sont libres de droit, l’AFP est allée jusqu’à déposer plainte contre le photographe haïtien, le 26 mars dernier, pour «diffamation commerciale».
Sauf que les clichés issus du site de micro-blogging proviennent en réalité de Twitpic, son avatar photographique qui, lui, n’oppose pas le même règlement: «Toutes les droits des images téléchargées appartiennent à leurs propriétaires respectifs.» L’AFP est donc forcément en tort et Daniel Morel a décidé lui aussi d’y aller franco.

La réplique judiciaire de Daniel Morel
Le 21 avril dernier, il a assigné devant la justice américaine l’AFP, mais également Getty Images (par qui l’AFP était passée pour distribuer ses images) et des chaînes de télévision américaines, pour infraction aux droits d’auteur. Daniel Morel réclame notamment 150.000 dollars (environ 120.000 euros) pour chaque utilisation non autorisée de ses photos.
«L’issue de cette affaire aura des incidences pour tous ceux qui utilisent les réseaux sociaux et pour la pratique du journalisme sur Internet», a indiqué Barbara Hoffman, l’avocate de Daniel Morel, au quotidien australien The Australian. Contactée par 20minutes.fr, l’AFP, qui s’était déjà rendue coupable d’avoir diffusé en janvier des photos du séisme du Sichuan (Chine) au lieu de celui d’Haïti, n’a pas souhaité faire de commentaires.
Corentin Chauvel

10 bonnes raisons d'abandonner Facebook

mercredi 5 mai 2010 1 commentaires


Facebook et vie privée ne font pas vraiment bon ménage...
Voici notre top 10 des raisons pour lesquelles vous feriez mieux d’arrêter d’utiliser Facebook avant qu’il ne soit trop tard:


10. La politique de confidentialité de Facebook s’arroge tous les droits
Commençons par le commencement. La déclaration des droits et responsabilités de Facebook précise que vos contenus leur appartiennent (lisez la section 2.1): “vous nous accordez une licence non-exclusive, transférable, sous-licenciable, sans redevance et mondiale pour l'utilisation des contenus de propriété intellectuelle que vous publiez sur Facebook”.

9. Le PDG de Facebook s’est illustré à plusieurs reprises pour comportement non éthique
Des questions se posent sur l’éthique de Mark Zuckerberg depuis les débuts de Facebook. D’après BusinessInsider.com, il a utilisé des données utilisateurs de Facebook pour deviner des mots de passe d’e-mails et lire des correspondances privées pour discréditer ses rivaux.
Ces allégations, si elles n’ont pas été prouvées et datent un peu, posent néanmoins des questions troublantes sur l’éthique du PDG du plus gros réseau social au monde. C’est d’autant plus gênant que Facebook a par ailleurs déboursé plus de 65 millions de dollars pour mettre fin à une poursuite judiciaire arguant que Mark Zuckerberg aurait volé l’idée de Facebook.

8. Facebook a déclaré la guerre à la vie privée
Le fondateur et PDG de Facebook justifiait en janvier dernier les changements relatifs à la vie privée sur Facebook en expliquant que: “les gens sont devenus vraiment à l’aise avec le fait de partager non seulement plus d’information, mais aussi de manière plus ouverte et avec plus de gens. Cette norme sociale est simplement quelque chose qui évolue au fil du temps”.
En d’autres termes, non seulement vos données appartiennent à Facebook, mais en plus ils ont le droit de les montrer à tout le monde. En soi, ce n’est pas nécessairement non éthique, sauf que…

7. Facebook encourage l’accès à vos données
Ils expliquent aux développeurs comment accéder à vos données avec les API, mais sont beaucoup moins diserts quand il s’agit d’en expliquer les implications aux utilisateurs. Facebook vous incite à partager des informations qu’ils rendent ensuite disponibles publiquement.
Dans la mesure où leur fonds de commerce consiste à monétiser les informations vous concernant dans un but publicitaire, cela revient à gruger les utilisateurs pour qu’ils fournissent des informations à propos d’eux-mêmes aux publicitaires. Voilà pourquoi Facebook est bien pire que Twitter: Twitter a adopté l’attitude la plus simple (et donc la plus crédible) en déclarant tout de go que tous les tweets de tous les utilisateurs étaient publics. Difficile d’être plus clair. Mais pas Facebook. Voilà pourquoi la FTC américaine s’en mêle et les gens les poursuivent (et obtiennent gain de cause).
L’EFF a dressé un excellent historique qui documente précisément les changements de la politique de confidentialité de Facebook.

6. Facebook ne veut pas que ça se sache
Lorsque Pete Warden a démonté à quel point leur système fonctionne (en fouillant parmi toutes les données que les changements de paramétrage de vie privée de Facebook avaient rendues publiques) ils l’ont poursuivi en justice. Pourquoi poursuivre un développeur indépendant? Parce qu’ils ne veulent pas que leurs membres sachent à quel point leurs données sont accessibles.

5. Même vos données privées sont partagées avec les applications
A l’heure actuelle, toutes vos données sont partagées avec les applications que vous installez. Ce qui signifie que vous faites non seulement confiance à Facebook, mais aussi aux développeurs d’applis. Sachant que bon nombre d’entre eux n’ont pas nécessairement votre vie privée comme priorité. En clair, vous devez considérer que vos données -toutes vos données- sont publiques, sauf si vous n’utilisez jamais aucune appli Facebook. Couplé avec l’API OpenGraph, cela signifie que vous ne faites plus simplement confiance à Facebook, mais à tout l’éco-système Facebook.

4. Facebook n’est pas assez compétent techniquement pour qu’on leur fasse confiance
Au delà des questions éthiques, la compétence technique de Facebook ne parait pas suffisante pour pouvoir leur confier des données personnelles. Leur récent bouton “Like” a facilité la tâche des spammeurs. Et ce n’est pas la première fois que Facebook est considéré comme une pépite pour la collecte de données.
Soit ils se fichent un peu du caractère privé de vos données, soit leurs ingénieurs ne sont pas très bons. Ou peut-être les deux.

3. Facebook rend incroyablement difficile la suppression de votre compte
Le jour où vous décidez d’arrêter Facebook, le site ne vous facilite pas la tâche. Ceux qui ont tenté l’expérience savent qu’il n’est plutôt pas évident de vraiment détruire son compte. C’est aussi compliqué que probablement volontaire. De guerre lasse, vous accepterez peut-être de désactiver votre compte. C’est différent d’une suppression pure et simple. Désactiver s’apparente à une déconnexion prolongée, pendant laquelle vos données restent dans le système.

2. Facebook n’aime pas vraiment le web ouvert
Leur API Open Graph n’a d’open que le nom, comme pour mieux dissimuler sa nature fermée. Elle est en réalité complètement propriétaire. Vous ne pouvez utiliser aucune de ses fonctionnalités si vous n’êtes pas sur Facebook. Une implémentation véritablement ouverte fonctionnerait sur n’importe quel réseau social. Dans le même esprit, ils implémentent a minima OpenID pour pouvoir dire qu’ils le supportent, juste pour mieux promouvoir leur alternative propriétaire,  Facebook Connect.

1. Facebook ne sert à rien
Entre les applis pourries, les vieux camarades de classe dont vous n’avez surtout pas envie d’entendre parler et les boulets dont vous aviez oublié l’existence, Facebook est plus pénible qu’utile au quotidien.

Top Ten Reasons You Should Quit Facebook

Facebook est clairement lancé dans une course aux fonctionnalités avec tous les réseaux concurrents. Comme la grenouille avec le boeuf, Facebook n’est pas sans rappeler AOL qui voulait absorber tout le web, à une époque où leurs CD pleuvaient littéralement du ciel. Au moins Twitter sait rester à sa place ne veut pas être omniprésent dans votre vie numérique.
Vous feriez bien de prendre un peu de recul sur ce que vous apportent vraiment les réseaux sociaux, sur la manière dont vous les utilisez, et aussi sur la manière dont eux vous utilisent.

Cet article est une adaptation libre en français de celui rédigé par Dan Yoder et publié sur Gizmodo.com. Dan Yoder est un entrepreneur qui est notamment vice-président de Border Stylo, une startup d’Hollywood spécialisée dans les médias sociaux. Même s’il n’est pas en concurrence directe avec Facebook, il est préférable que vous le sachiez.
Merci à David Harthcock pour l’illustration “Ban Facebook”.
Gizmodo.fr en partenariat avec 20minutes.fr

Des émissions de Radio Vision 2000 seraient brouillées

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« Le lundi 3 mai dans l'après-midi entre 5 heures et 8 heures 20, nous avons constaté que les émetteurs de Radio Vision 2000 sont victimes d'un signal puissant. Après plusieurs tests, les techniciens de la radio sont arrivés à la conclusion que ce serait un brouillage des signaux de la radio », a déclaré Léopold Berlanger, directeur général de cette station commerciale émettant à Port-au-Prince en marge de l'assemblée générale de l'ANMH.
Les ondes de Radio Vision 2 000 ont, semble-t-il, été brouillées. C'est la raison qui a empêché la diffusion des deux dernières éditions de nouvelles- celle de 5 heures, Actualité 2000, et celle de 8 heures, Rafrechi memwa, le lundi 3 mai.
Conscient de la complexité de la question, Léopold Berlanger estime qu'on ne peut pas parler de persécutions politiques. Pourtant, les pleins pouvoirs accordés au pouvoir exécutif à la faveur de la loi d'urgence dans le contexte actuel sont, pour lui, une source d'inquiétude.
Le directeur de Radio Vision 2000 dit qu'il ne craint rien dans sa lutte en faveur de la liberté et de l'établissement d'un Etat de droit. « Cela fait longtemps que nous luttons sur le terrain pour une autre Haïti. Pour que la politique se fasse autrement, pour sortir du schéma de la corruption, de l'anarchie, de la primauté des intérêts particuliers sur celui de la communauté, nous n'allons pas abandonner cette lutte », a rassuré Léopold Berlanger qui rappelle qu'il est conscient des dangers encourus dans cette bataille en faveur de la liberté d'expression.
L'ex-président de l'Association Nationale des médias haïtiens (ANMH), Jacques Sampeur, estime que le courriel en circulation qui fait état d'un prétendu proche du pouvoir menaçant les stations de radio de brouillage n'a rien d'administratif ou d'une preuve. « On ne ne peut pas élaborer grand-chose à partir d'une correspondance électronique », a nuancé Jacques Sampeur sans vouloir citer aucun nom de son expéditeur.
Une source proche du secteur des télécoms confie que dans de tels cas, la direction de Vision 2000 doit s'adresser à l'instance régulatrice, le Conseil national des télécommunications (Conatel), pour remonter la piste de ce brouillage. Et si c'est le cas, la station portera plaintes devant les tribunaux compétents.
Dieudonné Joachim
djoachim@lenouvelliste.com

Max Chauvet, nouveau président de l’ANMH

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Max E. Chauvet prend les destinées de l’Association nationale des médias haïtiens (ANMH) à la suite des élections organisées à l’issue d’une assemblée générale des membres de ce regroupement de patrons de presse, le mardi 4 mai 2010.

Le directeur du quotidien Le Nouvelliste, Max E. Chauvet, est devenu, mardi 4 mai 2010, le nouveau président du Conseil d’administration de l’Association nationale des médias haïtiens (ANMH) à la suite des élections au cours d’une assemblée générale de cette institution. Il succède à Jacques Sampeur qui a occupé ce poste de 2008 à 2010. Le conseil d’administration comprend les membres suivants : Frantz Duval (Magik 9), Hérold Jean-François (Radio Ibo), Richard Widmaier (Radio Télé Métropole), Aruns Bellevue (Radio Télé Galaxie), Patrick Moussignac (Radio Télévision Caraïbes), Léopold Berlanger (Vision 2000), Liliane Pierre-Paul (Radio Kiskeya) et Jacques Sampeur (Radio Télé Antilles).
Si tous les membres élus ce mardi sont des habitués, deux nouveaux venus rejoignent pour la première l’organe exécutif de l’ANMH : Frantz Duval et Patrick Moussignac. Le conseil d’administration va attribuer les différentes fonctions des membres élus au cours d’une réunion prévue ce 5 mai.
« Nous allons renforcer l’institution tout en l’agrandissant, l’ouvrir à d’autres médias et en faire un instrument performant, capable de répondre aux besoins de nos membres », a déclaré Max E. Chauvet devant ses pairs en leur demandant de l’aider dans cette lourde tâche qu’il veut une oeuvre collective. Aussi demande-t-il aux autres associations de la presse de se joindre au dialogue qui permettra d’avancer dans différents dossiers.
« Je vois des nuages s’approcher. Il va y avoir une redéfinition du secteur des communications avec l’arrivée de gros acteurs, très puissants financièrement. Le déploiement de la fibre optique va favoriser l’arrivée de nouveaux intervenants dans des domaines comme la radiodiffusion, la télévision et dans tout ce qui concerne les télécommunications », indique le nouveau patron de l’ANMH.
« Les membres de l’ANMH ont eu la main heureuse en choisissant les quatre présidents qui ont dirigé l’institution jusque-là. Ils se sont tous montrés à la hauteur tant dans leur crédibilité que dans l’organisation de cette institution », a fait remarquer le président fraichement élu de l’ANMH.
En contextualisant son mandat, Max Chauvet a fait savoir que l’ANMH doit faire face à des défis post-séisme d’envergure comme les difficultés économiques. « La presse aura à faire dans les mois qui viennent son travail dans le débat relatif à la reconstruction de notre pays et durant les élections. Lorsque le débat est survolté, la presse est souvent mise à l’index », a-t-il rappelé devant un parterre de journalistes réunis au local de Radio-Télé Antilles aux pieds de Montagne Noire.
Durant les deux dernières années, Jacques Sampeur nous a montré ses qualités d’organisateur et ses vertus de modérateur, a lancé Chauvet à l’endroit du président sortant. « Tu nous a amené à bon port en dépit des dégâts causés par le tremblement de terre du 12 janvier», a souligné M. Chauvet en s’adressant au président de l’association patronale des médias haïtiens qu’il remplace.
Elu à la tête de l’Association, Max E. Chauvet est le cinquième président de l’ANMH après Hérold Jean-François de Radio Ibo, Richard Widmaier de Radio-Télé Métropole, Anne Marie Issa de Signal FM et Jacques Sampeur de Radio-Télé Antilles.

Dieudonné Joachim
djoachim@lenouvelliste.com

Le Centre Opérationnel des Médias veut continuer à servir

samedi 24 avril 2010 0 commentaires


P-au-P, 23 avril 2010 [AlterPresse] --- Le Centre opérationnel des médias, installé en Haïti par Reporters Sans Frontières (France) et Quebecor (Canada) travaille à sa pérennisation, quelque cent jours après son lancement, apprend AlterPresse.

Des pourparlers sont actuellement engagés avec les bailleurs internationaux qui soutiennent le centre, dont la Fondation de France, afin de lui permettre de tenir jusqu’au mois de juin, indique son responsable, Claude Gilles.
« La pérennisation du centre est la priorité mais on essaie de voir maintenant comment on pourrait couvrir notre budget à partir du mois de juillet », explique-t-il.
Ce centre mis sur pied une semaine après le séisme offre gratuitement des services informatiques aux journalistes. Il dispose également d’un espace d’échanges et de formation. Deux séances ont été réalisées au cours de ce mois. Bientôt suivront des formations pour les journalistes travaillant dans la presse écrite et d’autres sessions plus spécialisées.
Trois mois après qu’elle ait été mise sur pied, cette structure a pu renforcer la capacité d’accueil de son parc informatique en se dotant de 20 postes de travail, et dispose d’une cafeteria.
Au cours du mois de mars dernier environ 350 utilisateurs ont visité le centre opérationnel des médias qui a reçu en moyenne 17 journalistes par jour.
Selon Claude Gilles, le centre arrive à apporter un soutien significatif en aidant à « dynamiser le travail des journalistes ».
La plupart des médias de la capitale où sont concentré la majorité des services ont été endommagés voire complètement détruits lors du tremblement de terre. En dépit du soutien international et de l’aide du gouvernement, la reprise est encore difficile, tandis qu’avant le séisme, la presse haïtienne faisait déjà face à de nombreux problèmes.
(Source: Alterpresse)

La liberté de la presse est garantie en Haïti, selon René Préval

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Le président René Préval annonce avoir décaissé des fonds pour les médias frappés lors du séisme du 12 janvier.
Le chef de l’état précise que ce don est inconditionnel.
René Préval vante la liberté exceptionnelle dont jouit la presse sous son mandat.
« La liberté de la presse est garantie en Haïti. On dit n’importe quoi à mon encontre, mais je ne riposte pas », a déclaré le chef de l’Etat évoquant le cas du président français Nicolas Sarkozy qui agit contrairement en France.
René Préval a indiqué qu’aucun média ayant reçu l’aide financière du gouvernement ne peut affirmer avoir reçu une injonction de la part de celui-ci.
Depuis le passage du séisme, plusieurs médias de la capitale ont modifié leur programmation en vue de répondre aux besoins de la population en termes d’informations. Des heures de grande écoute sont ajoutées à celles existant avant la catastrophe meurtrière.
Conséquemment, les débats dans ces « espaces publics » au sens habermassien du terme, sont devenus très âpres et des leaders de l’opposition y interviennent fréquemment pour dénoncer la politique du gouvernement.
Même des élus ont pris part à ces débats pour fustiger la relocalisation des sinistrés, la coordination de l’aide humanitaire et notamment le vote de la loi d’urgence ainsi que celle portant la création de la commission intérimaire chargée de la reconstruction d’Haïti.

Ruines de Port-au-Prince

jeudi 22 avril 2010 0 commentaires


Encore un site pour constater les dégâts, vus d’en haut. Dans une section spéciale, le site Web du quotidien américain USA Today permet à ses visiteurs de d’explorer des clichés d’une partie de la capitale haitienne ravagée. Clichés pris une semaine seulement après le séisme du 12 janvier, par la société Pictometry International, et publié sur Internet.
La bonne résolution de ces photos de permet de distinguer les décombres et même les tentes et bâches des camps de réfugiés dans les rues. La site d’USA Today comprend par ailleurs un diaporama de photos et une carte des interventions des secours.

200.000 Haitiens de plus vers la République Dominicaine (Revue de presse)

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D’après des chiffres fournis par des organismes internationaux, près de  200.000 Haïtiens auraient traversé la frontière terrestre, pour se réfugier en République Dominicaine, à la suite du séisme du 12 janvier.

L’information révélée par l'ingénieur Ramon Flores, conseiller au ministère dominicain de l'Economie, a fait l’objet de d’articles dans la presse du pays voisin. Membre de l'équipe technique haitiano-dominicaine, qui avait travaillé à l’élaboration d’un plan d'action pour la reconstruction d’Haïti, Flores a déclaré au quotidien El Nuevo Diario,  avoir noté que l’exode se poursuit encore, et averti du même coup que sans la mise en œuvre rapide d'une solution pratique, « tranformera la République dominicaine en pays le plus touché par la tragédie d'Haïti.»

Le journal rappelle qu’avant le séisme de janvier, un million d’Haïtiens, la plupart sans papiers, vivaient déjà en République voisine.

Radio Télé Soleil : 100 jours après...

lundi 19 avril 2010 2 commentaires


Trois mois et dix jours après le séisme du 12 janvier, je me suis dit qu’il était temps de dresser un petit bilan des médias qui ont subi le plus de dommages. La date des 100 jours approchent à grands pas. Elle tombe, je crois, le 22 avril. Jeudi prochain.  

Nous débutons la série avec la station catholique. Les locaux de Radio Télé Soleil ont cette particularité d’avoir été à la fois détruits par le séisme, vandalisés pui brûlés en partie par des la nuée des pillards qui s’est abbatue sur l’immeuble de l’archevêché, quelques heures seulement après le tremblement de terre.
J’ai rencontré le directeur de la station, le père Désinord Jean, qui m’a expliqué comment il a pu sortir vivant de son bureau situé au premier étage de l’archevêché, à quelques pas des studios de Radio Soleil, ce fameux mardi 12 janvier à 4 heures 53.
Assis devant sa table de travail, il avait entendu du bruit et senti le bâtiment secouer. Pensant à un problème d’effondrement du local, il s’était précipité au dehors, s’aggripant à la balustrade, lorsqu’il comprit que le sol se dérobait sous ses pieds.
« C’est tout ce que j’ai pu faire, pour me retrouver quelques secondes après au milieu d’une poussière vraiment épaisse. C’est comme si j’en mangeais. Je pensais que j’étais mort. »
Bilan global de l’écroulement des bâtiments: deux morts, une réceptionniste et un opérateur, plus un technicien grièvement blessé. De nationalité péruvienne, Joseph Luis Carazas Neyra, a été rappatrié dans son pays. Bilan matériel : les studios et une grande partie du matériel technique détruits par les décombres, le feu ou volé par des pillards. Ajourd’hui, après récupération des archives, le site de l’archevêché a été nettoyé, détruit puis entièrement déblayé.
Le moment de stupeur passé, le père Désinord Jean et son équipe, se sont rapidement remis au travail. Avec ce qu’ils ont pu récupérer des décombres (ordinateurs, émetteur STL, quelques cassettes...) et du matériel rapporté de la République Dominicaine par l’ingénieur de la station, ils ont pu monter une station de fortune qu’ils ont logé à l’arrière d’un minibus désafecté. Un véhicule garé dans la cour de la maison de retraite des prêtres de l’archidiocèse à Pétion-Ville. Une pièce au rez de chaussée a été mise à leur disposition pour l’administration et les techniciens.
Sinistrée dans sa majorité, la quarantaine de collaborateurs de Radio Télé Soleil a travaillé d’arrache-pied. Et dès le 22 janvier, la radio émettait de nouveau.


100 JOURS PLUS TARD...
Malgré des campagnes de levée de fonds lancées dans les églises à travers le monde, la station travaille avec peu de moyens. Si la radio a retrouvé plus de 80% de sa programmation d’avant séisme, il reste beaucoup à faire, notamment du côté de la production des programmes, dont Radio Soleil s’occupait pour les autres radios catholiques haitiennes. Néanmoins, la station a pu retransmettre en direct des évenements religieux, dont la fête patronale de Saint-Joseph au bas du centre-ville, et les moments forts des trois jours du 16ème Congrès Charismatique.
« Il nous reste très peu de matériel. Nous voyons dans le moyen et le long terme. On est en train de créer un espace sur la cour pour accueillir des maisons préfabriquées pour au moins monter un studio de production. Plus tard un plus grand bâtiment viendra accueillir la radio et la télé » a déclaré le Père Jean, au micro d’un reporter de Radio Notre-Dame.
Pour la Télé Soleil, le calendrier de reprise reste encore confus. « Télé Soleil, inauguré le 3 mai 2009, a été construite avec l’apport des fidèles. On a vraiment tout perdu. Notre site émetteur existe encore. Cela va prendre beaucoup plus de temps que pour radio Soleil. On va continuer à se battre aux côtés des auditeurs et des téléspectateurs.»

Dominicains en solidarité musicale avec Haiti (Revue de presse)

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Une trentaine d'artistes internationaux et dominicains et de footballeurs de renom (entre autres Shakira, Enrique Iglesias et Johnny Ventura) ont apporté leur participation à un concert de leveé de fonds, hier soir dimanche devant des milliers de spectateurs à Santo Domingo. L'événement, intitulé  “Un canto de esperanza por Haití” (Une chanson d'espoir pour Haïti), a fait la une des principaux quotidiens dominicains.

Selon le journal Hoy, des dizaines de milliers de personnes, en majorité des jeunes, occupaient le stade Felix Sanchez du Centro Olímpico pour entendre et voir les artistes locaux et internationaux évoluer sur scène.
« Parce que nous allons construire là-bas un bel hôpital » s’est exclamé à la foule Juan Luis Guerra, le principal organisateur du concert, tout en précisant que les fonds recueillis pour la soirée serviront à Oxfam Intermonde dans la construction d’un nouvel établissement hospitalier dédié aux enfants en Haïti.
Par ailleurs la chanson “Ay Haití”, dans lequel apparaît les footballeurs Andrés Iniesta (Barcelone), Diego Forlán et 'Kun' Agüero (Atlético de Madrid), Kaká et Sergio Ramos (Real Madrid) fait aussi partie de cette initiative humanitaire. L’album, disponible aussi sur iTunes, comprendra trois remixes enregistrés pour l’occasion.



Le producteur Carlos Jean, originaire d'Haïti, aurait déclaré au cours d’une conférence de presse que « les artistes ayant contribué à l’album, les magasins et la maison de disques qui en assureront la distribution, les compagnies de téléphones qui ont permis les dons par SMS ont accepté de collaborer bénévolement », d’après un article publié dans le quotidien El Caribe.

Sean Penn, un humanitaire pas trop incognito

mardi 13 avril 2010 0 commentaires

Présent en Haïti depuis environ trois mois, l’acteur américain, connu pour ses engagements humanitaires, travaille sur le terrain, avec une certaine discrétion et efficacité, même s’il ne dédaigne ni micro ni caméra.

« Et s'il sillonne Port-au-Prince depuis le 21 janvier dernier, date à laquelle il a débarqué sur le tarmac de l'aéroport avec des vivres et du matériel médical, c'est « pour aider », comme il l'avait fait en Louisiane, en 2005, après le passage du cyclone Katrina, constate Sandrine Briclot.  
Selon l’envoyée spéciale du quotidien France Soir, Sean Pean aurait aidé à sauver une femme et son enfant, coincés sous les décombres de leur maison.
L’acteur aurait même été vu, portant sur ses épaules, les bagages d’une mère et ses quatre enfants, au milieu des tentes des sinistrés du Pétion-Ville Club, en déplacement vers le nouveau Camp Corail.
Depuis son arrivée le 23 janvier, Sean Penn est très actif dans le pays, à travers son association Jenkins-Penn Haitian Relief Organization. Mister Sean, comme l’ont surnommé les enfants du camp, a installé un hôpital, une école et même un centre pour femmes victimes d'abus sexuels. Tout en aidant à la distribution de kits alimentaires. « Ce type est incroyable ! Il faut avouer que ce qu'il fait est bien et que d'autres ne le font pas », aurait déclaré un gendarme français de la Minustah au reporter de France Soir.
Avec l'opération « Beat the rain » (Battez-vous contre la pluie), Sean Penn s’est impliqué dans le déplacement des réfugiés du Pétion-Ville Club vers le camp de Corail.

Port-au-Prince vu du ciel

vendredi 9 avril 2010 0 commentaires

La Cathédrale, le Palais National, l’Hôtel de Ville, le Pénitencier National, l’immeuble de la Téléco sur la Grand-Rue, le Stade Sylvio Cator, L’Eglise Sainte-Anne, les ministères des Finances et de la Justice, les Casernes Dessalines, le Port... Pour ces bâtiments, il y a un avant et un après-séisme.

Pour l’illustrer, Spiegel Online vient de publier un document interactif. Le site Internet du magazine allemand Der Spiegel a réalisé cette animation en diaporama, intitulée “Die Folgen des Bebens in Port-au-Prince” (les conséquences du tremblement de terre à Port-au-Prince), et montée à partir de photos satellites de GoogleEarth/Digital Globe.
Même si plusieurs années séparent ces photos satellites, en faisant glisser sa souris sur les clichés, l’on peut se faire une idée (aérienne) de ces monuments et même d’une vue générale du centre-ville. Assez impressionnant.

Adieu Palais National

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Tout un symbole qui part sous la poussière et les gravats. Depuis hier jeudi, deux pelleteuses ont entamé la démolition de ce qui était resté du Palais National, gravement endommagé par le séisme du 12 janvier.

Devant une foule de curieux et de nostalgiques, les deux engins se sont attaqués à la coupole centrale du bâtiment.

« L'échéancier des travaux "n'est pas encore défini", a déclaré à l'AFP le chef de la garde présidentielle, Bernard Elie, expliquant que les bulldozers étaient "en train de stabiliser les parties dangereuses". "Le reste, on ne sait pas encore", a-t-il ajouté. » La dépêche a été publiée sur le site Internet du quotidien français Le Figaro.

Un autre texte, plus détaillé, a été publié par Le Nouvelliste. Le titre “Le Palais national démoli” s’étale en une de la dernière livraison du quotidien.

Pour les internautes curieux, deux vidéos sont disponible sur Internet. La première, sur le site du Nouvelliste illustrant l’article cité plus haut (ou directement sur YouTube). 


Démolition du palais présidentiel à Haïti
Uploaded by FranceInfo. - News videos from around the world.
Et le second posté par les reporters de France Info, à l’adresse : http://www.dailymotion.com/video/xcvulw_demolition-du-palais-presidentiel-a_news.

Haiti trois mois après sur France Info

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La radio de service public française donne rendez-vous ce lundi 12 avril pour une journée spéciale consacrée à Haïti. En direct de Port-au-Prince, trois mois après le séisme qui a fait plus de 200.000 morts et un million de sans abris, les reporters de France Info reviennent sur les lieux, avec pour objectif de prendre le pouls de la capitale, retrouver les Haïtiens qui ont témoigné au lendemain du drame, écouter comment ils s’en sortent aujourd’hui.
Tout un programme qui pourra être suivi en direct sur www.france-info.com. En attendant la station a commencé à publier des reportages (en différé) de ses envoyés spéciaux.

LE PIRATAGE SUR INTERNET, ENNEMI D’HAITI ? (Revue de presse)

jeudi 8 avril 2010 0 commentaires


Les pirates volent-ils les pauvres sinistrés d’Haïti ? Pour le RIAA, « L’album “Hope for Haiti Now” est désormais largement disponible sur des sites illicites comme The Pirate Bay, Torrentz et beaucoup d'autres. Ce qui met en lumière un côté vraiment immonde du piratage par P2P : détruire les efforts humanitaires de collecte de fonds pour Haïti. »
En publiant une telle charge sur son site Internet, la RIAA (Association de défense de l'industrie du disque américaine) a soulevé une vague de protestations sur Internet.
Mais en accusant ceux qui téléchargent illégalement “We Are The World” de porter atteinte à la collecte de fonds, l’organisme qui gère les intérêts des majors américains, laissent aussi entendre que l'industrie musicale elle-même réalise de gros bénéfices sur la vente des albums dit de charité.
Parmi les réactions, celles du site Numerama, pour qui « l'équation n'est pas forcément si simple ». Et de rappeler que l'album est bien moins téléchargé que les musiques les plus populaires du moment.
Alors, pirates sans coeur ou simple grain à moudre pour l'industrie du disque?
La version originale de “We Are The World”, qui a fêté cette semaine son 25ème anniversaire, a été le premier single à recevoir la certification multi-platine. Grâce aux millions de dollars récoltés dans le cadre de l'aide humanitaire, cette chanson détient toujours le record de l’oeuvre musicale la plus rapidement vendue aux États-Unis.
Les dizaines d’artistes, qui l’avaient interprétée, avaient renoncé à leurs droits, permettant ainsi de tirer le maximun des recettes pour l'Afrique. Dans une tentative de reproduire ce succès, un groupe de célébrités a enregistré “We Are the World 25 for Haiti”, après le séisme dévastateur, dans l'espoir d'amasser des fonds pour aider les sinsitrés dans le besoin.
Bien que la plupart des gens se rendent compte que faire un don directement à Médecins Sans Frontières ou à la Croix-Rouge est un geste plus efficace de faire un don, cela n’avait pas empêché l'initiative de connaître un certain succès. Malgré tout la RIAA, récemment sur son blog, a accusé les pirates de « voler » cette campagne de collecte de fonds. Où est la vérité dans cette affaire ?
En réponse à cette accusation de RIAA, la lettre d’information Music Ally a déterré quelques chiffres, pour constater que comparée aux singles les plus populaires, la chanson accuse un nombre de téléchargements plus bas. En dehors de cela, on peut se demander si ceux qui ont téléchargé la chanson aurait payé si elle n'était pas disponible sur BitTorrent. Peut-être ont-ils déjà fait des dons aux sinsitrés haïtiens d’une manière plus directe ?
Pour le site technologique Techdirt, la RIAA accuse des sites comme Torrentz, qui ne stockent même pas des fichiers “torrent”, tout en épargnant Google, où les pirates font le plus de recherches pour retrouver les fichiers à télécharger.
Ce qui rend la position de la RIAA encore plus hypocrite, d’après ces sites, c’est que des albums humanitaires comme “We Are The World” ont rapporté beaucoup à l’industrie du disque et à ses entreprises connexes. Ce qui pourrait se traduire tout aussi bien par « voler les Haïtiens».
Ainsi la compagnie Columbia Records a obtenu de bons résultats avec la sortie de la première version de "We Are The World", dont elle récolte encore les bénéfices genérées par les droits qu’elle détient. En outre, des chansons, telle "Do They Know It's Christmas?", se sont retrouvées sur des albums compilation. Opération dont les organismes de bienfaisance n’ont sans doute jamais vu un sou vaillant, concluent ces sites.

"Mwen pa fou" : le blog pour les "amis" d'Haïti

mercredi 7 avril 2010 0 commentaires

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Raconter et montrer la vie des personnes handicapées en Haïti. La mission du blog « Mwen Pa Fou », sous la houlette de l’association l’Arche, a trouvé tout son sens depuis le séisme du 12 janvier dernier. Et renforcé la vocation de son chroniqueur-photographe, Jonathan Boulet-Groulx


« Na p tounen a gòch.

– D’accord, je tourne à gauche.

– Non, non ! A gòch !

– Mais, c’est ce que je fais !

– A gòch la.

– Ah ! À droite.

– Wi, la.

– O. K… mais ça, c’est ta gauche, pas la mienne. »


Jonathan Boulet-Groulx, originaire du Québec, parlait heureusement déjà le créole quand il s’est installé en Haïti en mai dernier. Cela ne l’empêche pas d’être victime de temps à autre de petits malentendus linguistiques et drolatiques qu’il aime à rapporter
sur son blog « Mwen Pa Fou », « Je ne suis fou » en créole.

Hébergé sur le site de la branche canadienne de l’Arche, association chrétienne fondée en France en 1964 afin d’aider les personnes ayant un handicap mental, le blog a plusieurs missions : « Informer sur la situation en Haïti des “amis”, c’est-à-dire des personnes handicapées, les personnes les plus vulnérables qu’on oublie en premier, qu’on oublie toujours », explique le blogueur.


Âgé de 25 ans, Jonathan Boulet-Groulx perpétue l’œuvre de l’Arche-Canada en Haïti, sous le titre de « chef de revalorisation du travail ». À sa charge, deux ateliers permettant d’assurer l’autosuffisance à 25 « amis » qui produisent des meubles et de l’huile d’arachide.
Jusqu'à 1000 visiteurs par jour après le séisme
Financé par l’Union européenne sur deux ans, le projet se veut permanent. « J’essaye de mettre des gens responsables dans tous les départements, ils doivent s’approprier ce projet, » confirme Jonathan Boulet-Groulx, content de rester une deuxième année afin de parachever le passage de flambeau.

Le jeune Québécois part tous les jours dans les îles trouver de nouveaux contrats avec toujours dans sa besace son appareil photo, un micro, une petite caméra et un calepin qui quitte rarement sa main. Objectif : nourrir le blog.

Le récent séisme a jeté une nouvelle lumière sur son travail. Devenu une véritable source d’information sur la situation des handicapés sur place, le taux de consultation du site a atteint jusqu’à 1 000 visiteurs par jour en janvier.

Jonathan Boulet-Groulx se trouvait loin de Port-au-Prince au moment du tremblement de terre, mais a cependant vécu la tragédie de l’intérieur. Et tient à délivrer un message d’espoir. Jamais la question de partir ne lui est venue à l’esprit. « Je suis vraiment là où je dois être et je fais ce que je dois faire, résume-t-il. C’est la beauté de ma vie en ce moment. »

Un blog pour ne pas oublier Haïti

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« Pour ne pas oublier… », le titre du blog lancée en 2008 par Jean-François Labadie, Québécois installé dans la banlieue de Port-au-Prince, a pris une autre signification depuis le séisme du 12 janvier
Capture d'écran du blog de Jean-François Labadie

« Si les rues ayisienes (haïtiennes en créole) débordent de sourires et de bruits de manière générale, on a senti toute la journée un profond silence déambuler sur les trottoirs. La sérénité d’une population sur qui la chance ne s’est jamais fait un siège un tant soit peu confortable. » Jean-François Labadie est un conteur qui s’ignore. Plume élégante, dignité et précision du récit :
son blog mériterait d’être publié tant son témoignage est fort et poignant.

Lancé en 2008, le site de ce quadragénaire québécois, qui travaille en Haïti pour l’unité de santé internationale de l’université de Montréal, était destiné à livrer des impressions sur son séjour à Pétionville, dans la banlieue de Port-au-Prince.


« Je n’étais pas sûr qui de Dieu ou du ‘‘si’’ avait plus d’importance dans l’expression ‘‘Si Dye vle’’ (BDLR : Si Dieu le veut en haïtien), écrivait-il en
décembre 2008. Le ‘‘si’’ réfère à une éventualité, implique une dimension future ou possible. Il me semble effectivement difficile pour le peuple haïtien de se projeter dans l’avenir. Le futur simple n’existe pas dans la langue créole. »

"La vie refait quand même surface"

« Pour ne pas oublier… », le titre du blog de Jean-François Labadie, a pris une autre signification depuis le séisme du 12 janvier et lui a assuré une renommée involontaire. « Mon blogue, normalement visité par une quinzaine de personnes par jour, a reçu plus de 3 500 visites aujourd’hui ! Des journalistes de la France et du Québec veulent m’interviewer pour m’entendre dire que j’ai eu peur, que des morts jonchent les trottoirs, que les buildings se sont effondrés. Tout ce que tout le monde sait déjà ! Drôle de commerce », commente-t-il.

Il livre cependant des anecdotes étonnantes sur l'après-séisme : « Des gens appellent des gens et on raconte des histoires qui feront la une de tous les médias. La plus sympathique est celle d’un petit camion téléguidé qui s’est mis à bouger aux pieds de parents anxieux devant les restes de leur maison. Ils venaient de comprendre que leur fils n’était pas décédé sous les décombres. »


L’événement a comme aiguisé ses talents d’observateur. « La vie refait quand même surface, comme si les 32 coups d’État et les quelques centaines de cyclones qui sont passés sur l’île depuis 200 ans, avaient entraîné cette population à faire face à tout. À n’importe quoi. »


Stéphane DREYFUS
(Source: www.lacroix.fr) 

Bébé haïtienne deux fois miraculée: la vidéo

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Vu le nombre de réactions que j'ai reçues depuis hier, l'histoire de Jenny a passionné beaucoup de lecteurs de ce blog. Je suis à la recherche d'autres informations sur le bébé miraculée et ses deux parents. En attendant, voici une dépêche et une vidéo de l'agence Associeted Press.


MIAMI GARDENS (AP) — Les parents d'un bébé haïtien sauvé des décombres après le séisme meurtrier de janvier ont estimé lors des retrouvailles avec leur enfant en Floride que sa survie était un "miracle".
Junior Alexis, 24 ans, et Nadine Devilme, 23 ans, ont enlacé leur petite fille Jenny cinq mois lors d'une conférence de presse mardi en Floride, où le bébé a été hospitalisé.
"Je veux remercier tout le monde, avant tout les médecins, les avocats et tous ceux qui nous ont aidés car tout ce qui s'est passé ici est un miracle", a souligné Junior Alexis, un musicien de hip-hop en Haïti. "Parce que sans votre aide, nous ne serions pas là et notre bébé Jenny ne serait pas en vie aujourd'hui".
Les épreuves de la famille ont commencé quand Jenny et sa mère ont été séparées pendant le séisme de magnitude 7, Nadine croyant que sa fille était morte. Mais cinq jours plus tard, le bébé a été sorti des décombres, survivant sans nourriture et malgré des fractures du crâne et des côtes.
"Quand elle est arrivée, elle était presque morte", a souligné Arthur Fournier, médecin à l'Université de Miami qui a dirigé l'équipe médicale qui a pris en charge le bébé. "Le premier miracle a été qu'elle ait eu le courage de survivre seule cinq jours". Ce petit bébé a été emmenée aux Etats-Unis pour être soigné.
Lorsque ses parents ont appris que Jenny était en vie, ils ont commencé à la chercher et un test ADN a prouvé leurs liens génétiques. "Nous avons traversé beaucoup d'épreuves, je veux juste qu'elle soit saine et sauve", a souligné sa mère.
Le papa a lu un communiqué en créole, expliquant que le couple ne pouvait plus dormir jusqu'aux retrouvailles avec leur fille.
Bob Martinez, l'avocat des parents qui s'est également effondré en larmes pendant la conférence de presse, a précisé que le couple avait obtenu un visa humanitaire d'un an et le bébé un visa de deux ans. AP

Jenny : bébé deux fois miraculée

mardi 6 avril 2010 0 commentaires

Rescapée des décombres du séisme du 12 janvier, et finalement identifiée grâce à l’ADN, Jenny âgée de cinq mois, a retrouvé finalement ce mardi après-midi ses parents à Miami. Une histoire bouleversante qui a attiré l’attention de la presse américaine.
« Nadine Devilme et Junior Alexis, tout sourire et en admiration devant leur fille Jenny explique CNN. Pour la correspondante de la chaîne américaine, Elizabeth Cohen, quand Devilme et Alexis ont poussé la porte du cottage où vivait Jenny lives, ils sont tombés à genoux, embrassant leur bébé et pleurant à chaudes larmes. »
Jenny souriait et regardait autour d’elle, tout en établi un contact visuel avec ses parents et le travailleur social, qui s’était occupée d'elle en l'absence de ses parents. « Il était impossible d’avoir l’œil sec », aurait déclaré l’avocat des parents, Roberto Martinez, qui était lui-même présent à la réunion.
Pour retrouver leur fille, Nadine et Junior ont bénéficié du “humanitarian  parole”, visa d’un an renouvelable accordé dans les cas d'urgence médicale, pour des raisons d'ordre humanitaire, selon Donald Cannava, un avocat du Département des Enfants et de la Famille de l’Etat de Floride.
Jenny continue de recevoir des soins pour une fracture du crâne et suit une thérapie physique pour son bras blessé, qui elle ne peut toujours pas utiliser correctement. Malgré tout, la jeune rescapée, jouit d’une bonne santé, la frêle bébé arrivée il y a trois mois étant devenue un petit bébé enfant joufflu et joyeux.

 
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