• Radios FM: plus de 50 !

    Trop de stations de radio dans la Zone Métropolitaine de Port-au-Prince ? Selon la liste du Conatel, il en aurait plus de 50 à saturer la bande FM.

  • Signal à la télé

    Un mois après son lancement officiel, la télé de Signal FM se lance dans l'information avec un journal et des bulletins.

  • CD, DVD, USB: abritez-vous!

    Pour ne pas perdre ses précieux fichiers, il est important de les sauvegarder correctement et régulièrement.

  • Les débuts de la radio en Haïti

    En 1926, à ses balbutiements sous l'Occupation américaine, la puissante radio HHK s'occupait de l'éducation rurale agricole.

  • Choléra en Haïti: un mal sans coupable

    Jeudi soir, le magazine "Envoyé Spécial" de France 2 (disponible sur Télé Haïti et CanalSat Haiti) diffusait un reportage sur l'origine du choléra.

Le Centre Opérationnel des Médias veut continuer à servir

samedi 24 avril 2010 0 commentaires


P-au-P, 23 avril 2010 [AlterPresse] --- Le Centre opérationnel des médias, installé en Haïti par Reporters Sans Frontières (France) et Quebecor (Canada) travaille à sa pérennisation, quelque cent jours après son lancement, apprend AlterPresse.

Des pourparlers sont actuellement engagés avec les bailleurs internationaux qui soutiennent le centre, dont la Fondation de France, afin de lui permettre de tenir jusqu’au mois de juin, indique son responsable, Claude Gilles.
« La pérennisation du centre est la priorité mais on essaie de voir maintenant comment on pourrait couvrir notre budget à partir du mois de juillet », explique-t-il.
Ce centre mis sur pied une semaine après le séisme offre gratuitement des services informatiques aux journalistes. Il dispose également d’un espace d’échanges et de formation. Deux séances ont été réalisées au cours de ce mois. Bientôt suivront des formations pour les journalistes travaillant dans la presse écrite et d’autres sessions plus spécialisées.
Trois mois après qu’elle ait été mise sur pied, cette structure a pu renforcer la capacité d’accueil de son parc informatique en se dotant de 20 postes de travail, et dispose d’une cafeteria.
Au cours du mois de mars dernier environ 350 utilisateurs ont visité le centre opérationnel des médias qui a reçu en moyenne 17 journalistes par jour.
Selon Claude Gilles, le centre arrive à apporter un soutien significatif en aidant à « dynamiser le travail des journalistes ».
La plupart des médias de la capitale où sont concentré la majorité des services ont été endommagés voire complètement détruits lors du tremblement de terre. En dépit du soutien international et de l’aide du gouvernement, la reprise est encore difficile, tandis qu’avant le séisme, la presse haïtienne faisait déjà face à de nombreux problèmes.
(Source: Alterpresse)

La liberté de la presse est garantie en Haïti, selon René Préval

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Le président René Préval annonce avoir décaissé des fonds pour les médias frappés lors du séisme du 12 janvier.
Le chef de l’état précise que ce don est inconditionnel.
René Préval vante la liberté exceptionnelle dont jouit la presse sous son mandat.
« La liberté de la presse est garantie en Haïti. On dit n’importe quoi à mon encontre, mais je ne riposte pas », a déclaré le chef de l’Etat évoquant le cas du président français Nicolas Sarkozy qui agit contrairement en France.
René Préval a indiqué qu’aucun média ayant reçu l’aide financière du gouvernement ne peut affirmer avoir reçu une injonction de la part de celui-ci.
Depuis le passage du séisme, plusieurs médias de la capitale ont modifié leur programmation en vue de répondre aux besoins de la population en termes d’informations. Des heures de grande écoute sont ajoutées à celles existant avant la catastrophe meurtrière.
Conséquemment, les débats dans ces « espaces publics » au sens habermassien du terme, sont devenus très âpres et des leaders de l’opposition y interviennent fréquemment pour dénoncer la politique du gouvernement.
Même des élus ont pris part à ces débats pour fustiger la relocalisation des sinistrés, la coordination de l’aide humanitaire et notamment le vote de la loi d’urgence ainsi que celle portant la création de la commission intérimaire chargée de la reconstruction d’Haïti.

Ruines de Port-au-Prince

jeudi 22 avril 2010 0 commentaires


Encore un site pour constater les dégâts, vus d’en haut. Dans une section spéciale, le site Web du quotidien américain USA Today permet à ses visiteurs de d’explorer des clichés d’une partie de la capitale haitienne ravagée. Clichés pris une semaine seulement après le séisme du 12 janvier, par la société Pictometry International, et publié sur Internet.
La bonne résolution de ces photos de permet de distinguer les décombres et même les tentes et bâches des camps de réfugiés dans les rues. La site d’USA Today comprend par ailleurs un diaporama de photos et une carte des interventions des secours.

200.000 Haitiens de plus vers la République Dominicaine (Revue de presse)

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D’après des chiffres fournis par des organismes internationaux, près de  200.000 Haïtiens auraient traversé la frontière terrestre, pour se réfugier en République Dominicaine, à la suite du séisme du 12 janvier.

L’information révélée par l'ingénieur Ramon Flores, conseiller au ministère dominicain de l'Economie, a fait l’objet de d’articles dans la presse du pays voisin. Membre de l'équipe technique haitiano-dominicaine, qui avait travaillé à l’élaboration d’un plan d'action pour la reconstruction d’Haïti, Flores a déclaré au quotidien El Nuevo Diario,  avoir noté que l’exode se poursuit encore, et averti du même coup que sans la mise en œuvre rapide d'une solution pratique, « tranformera la République dominicaine en pays le plus touché par la tragédie d'Haïti.»

Le journal rappelle qu’avant le séisme de janvier, un million d’Haïtiens, la plupart sans papiers, vivaient déjà en République voisine.

Radio Télé Soleil : 100 jours après...

lundi 19 avril 2010 2 commentaires


Trois mois et dix jours après le séisme du 12 janvier, je me suis dit qu’il était temps de dresser un petit bilan des médias qui ont subi le plus de dommages. La date des 100 jours approchent à grands pas. Elle tombe, je crois, le 22 avril. Jeudi prochain.  

Nous débutons la série avec la station catholique. Les locaux de Radio Télé Soleil ont cette particularité d’avoir été à la fois détruits par le séisme, vandalisés pui brûlés en partie par des la nuée des pillards qui s’est abbatue sur l’immeuble de l’archevêché, quelques heures seulement après le tremblement de terre.
J’ai rencontré le directeur de la station, le père Désinord Jean, qui m’a expliqué comment il a pu sortir vivant de son bureau situé au premier étage de l’archevêché, à quelques pas des studios de Radio Soleil, ce fameux mardi 12 janvier à 4 heures 53.
Assis devant sa table de travail, il avait entendu du bruit et senti le bâtiment secouer. Pensant à un problème d’effondrement du local, il s’était précipité au dehors, s’aggripant à la balustrade, lorsqu’il comprit que le sol se dérobait sous ses pieds.
« C’est tout ce que j’ai pu faire, pour me retrouver quelques secondes après au milieu d’une poussière vraiment épaisse. C’est comme si j’en mangeais. Je pensais que j’étais mort. »
Bilan global de l’écroulement des bâtiments: deux morts, une réceptionniste et un opérateur, plus un technicien grièvement blessé. De nationalité péruvienne, Joseph Luis Carazas Neyra, a été rappatrié dans son pays. Bilan matériel : les studios et une grande partie du matériel technique détruits par les décombres, le feu ou volé par des pillards. Ajourd’hui, après récupération des archives, le site de l’archevêché a été nettoyé, détruit puis entièrement déblayé.
Le moment de stupeur passé, le père Désinord Jean et son équipe, se sont rapidement remis au travail. Avec ce qu’ils ont pu récupérer des décombres (ordinateurs, émetteur STL, quelques cassettes...) et du matériel rapporté de la République Dominicaine par l’ingénieur de la station, ils ont pu monter une station de fortune qu’ils ont logé à l’arrière d’un minibus désafecté. Un véhicule garé dans la cour de la maison de retraite des prêtres de l’archidiocèse à Pétion-Ville. Une pièce au rez de chaussée a été mise à leur disposition pour l’administration et les techniciens.
Sinistrée dans sa majorité, la quarantaine de collaborateurs de Radio Télé Soleil a travaillé d’arrache-pied. Et dès le 22 janvier, la radio émettait de nouveau.


100 JOURS PLUS TARD...
Malgré des campagnes de levée de fonds lancées dans les églises à travers le monde, la station travaille avec peu de moyens. Si la radio a retrouvé plus de 80% de sa programmation d’avant séisme, il reste beaucoup à faire, notamment du côté de la production des programmes, dont Radio Soleil s’occupait pour les autres radios catholiques haitiennes. Néanmoins, la station a pu retransmettre en direct des évenements religieux, dont la fête patronale de Saint-Joseph au bas du centre-ville, et les moments forts des trois jours du 16ème Congrès Charismatique.
« Il nous reste très peu de matériel. Nous voyons dans le moyen et le long terme. On est en train de créer un espace sur la cour pour accueillir des maisons préfabriquées pour au moins monter un studio de production. Plus tard un plus grand bâtiment viendra accueillir la radio et la télé » a déclaré le Père Jean, au micro d’un reporter de Radio Notre-Dame.
Pour la Télé Soleil, le calendrier de reprise reste encore confus. « Télé Soleil, inauguré le 3 mai 2009, a été construite avec l’apport des fidèles. On a vraiment tout perdu. Notre site émetteur existe encore. Cela va prendre beaucoup plus de temps que pour radio Soleil. On va continuer à se battre aux côtés des auditeurs et des téléspectateurs.»

Dominicains en solidarité musicale avec Haiti (Revue de presse)

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Une trentaine d'artistes internationaux et dominicains et de footballeurs de renom (entre autres Shakira, Enrique Iglesias et Johnny Ventura) ont apporté leur participation à un concert de leveé de fonds, hier soir dimanche devant des milliers de spectateurs à Santo Domingo. L'événement, intitulé  “Un canto de esperanza por Haití” (Une chanson d'espoir pour Haïti), a fait la une des principaux quotidiens dominicains.

Selon le journal Hoy, des dizaines de milliers de personnes, en majorité des jeunes, occupaient le stade Felix Sanchez du Centro Olímpico pour entendre et voir les artistes locaux et internationaux évoluer sur scène.
« Parce que nous allons construire là-bas un bel hôpital » s’est exclamé à la foule Juan Luis Guerra, le principal organisateur du concert, tout en précisant que les fonds recueillis pour la soirée serviront à Oxfam Intermonde dans la construction d’un nouvel établissement hospitalier dédié aux enfants en Haïti.
Par ailleurs la chanson “Ay Haití”, dans lequel apparaît les footballeurs Andrés Iniesta (Barcelone), Diego Forlán et 'Kun' Agüero (Atlético de Madrid), Kaká et Sergio Ramos (Real Madrid) fait aussi partie de cette initiative humanitaire. L’album, disponible aussi sur iTunes, comprendra trois remixes enregistrés pour l’occasion.



Le producteur Carlos Jean, originaire d'Haïti, aurait déclaré au cours d’une conférence de presse que « les artistes ayant contribué à l’album, les magasins et la maison de disques qui en assureront la distribution, les compagnies de téléphones qui ont permis les dons par SMS ont accepté de collaborer bénévolement », d’après un article publié dans le quotidien El Caribe.

Sean Penn, un humanitaire pas trop incognito

mardi 13 avril 2010 0 commentaires

Présent en Haïti depuis environ trois mois, l’acteur américain, connu pour ses engagements humanitaires, travaille sur le terrain, avec une certaine discrétion et efficacité, même s’il ne dédaigne ni micro ni caméra.

« Et s'il sillonne Port-au-Prince depuis le 21 janvier dernier, date à laquelle il a débarqué sur le tarmac de l'aéroport avec des vivres et du matériel médical, c'est « pour aider », comme il l'avait fait en Louisiane, en 2005, après le passage du cyclone Katrina, constate Sandrine Briclot.  
Selon l’envoyée spéciale du quotidien France Soir, Sean Pean aurait aidé à sauver une femme et son enfant, coincés sous les décombres de leur maison.
L’acteur aurait même été vu, portant sur ses épaules, les bagages d’une mère et ses quatre enfants, au milieu des tentes des sinistrés du Pétion-Ville Club, en déplacement vers le nouveau Camp Corail.
Depuis son arrivée le 23 janvier, Sean Penn est très actif dans le pays, à travers son association Jenkins-Penn Haitian Relief Organization. Mister Sean, comme l’ont surnommé les enfants du camp, a installé un hôpital, une école et même un centre pour femmes victimes d'abus sexuels. Tout en aidant à la distribution de kits alimentaires. « Ce type est incroyable ! Il faut avouer que ce qu'il fait est bien et que d'autres ne le font pas », aurait déclaré un gendarme français de la Minustah au reporter de France Soir.
Avec l'opération « Beat the rain » (Battez-vous contre la pluie), Sean Penn s’est impliqué dans le déplacement des réfugiés du Pétion-Ville Club vers le camp de Corail.

Port-au-Prince vu du ciel

vendredi 9 avril 2010 0 commentaires

La Cathédrale, le Palais National, l’Hôtel de Ville, le Pénitencier National, l’immeuble de la Téléco sur la Grand-Rue, le Stade Sylvio Cator, L’Eglise Sainte-Anne, les ministères des Finances et de la Justice, les Casernes Dessalines, le Port... Pour ces bâtiments, il y a un avant et un après-séisme.

Pour l’illustrer, Spiegel Online vient de publier un document interactif. Le site Internet du magazine allemand Der Spiegel a réalisé cette animation en diaporama, intitulée “Die Folgen des Bebens in Port-au-Prince” (les conséquences du tremblement de terre à Port-au-Prince), et montée à partir de photos satellites de GoogleEarth/Digital Globe.
Même si plusieurs années séparent ces photos satellites, en faisant glisser sa souris sur les clichés, l’on peut se faire une idée (aérienne) de ces monuments et même d’une vue générale du centre-ville. Assez impressionnant.

Adieu Palais National

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Tout un symbole qui part sous la poussière et les gravats. Depuis hier jeudi, deux pelleteuses ont entamé la démolition de ce qui était resté du Palais National, gravement endommagé par le séisme du 12 janvier.

Devant une foule de curieux et de nostalgiques, les deux engins se sont attaqués à la coupole centrale du bâtiment.

« L'échéancier des travaux "n'est pas encore défini", a déclaré à l'AFP le chef de la garde présidentielle, Bernard Elie, expliquant que les bulldozers étaient "en train de stabiliser les parties dangereuses". "Le reste, on ne sait pas encore", a-t-il ajouté. » La dépêche a été publiée sur le site Internet du quotidien français Le Figaro.

Un autre texte, plus détaillé, a été publié par Le Nouvelliste. Le titre “Le Palais national démoli” s’étale en une de la dernière livraison du quotidien.

Pour les internautes curieux, deux vidéos sont disponible sur Internet. La première, sur le site du Nouvelliste illustrant l’article cité plus haut (ou directement sur YouTube). 


Démolition du palais présidentiel à Haïti
Uploaded by FranceInfo. - News videos from around the world.
Et le second posté par les reporters de France Info, à l’adresse : http://www.dailymotion.com/video/xcvulw_demolition-du-palais-presidentiel-a_news.

Haiti trois mois après sur France Info

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La radio de service public française donne rendez-vous ce lundi 12 avril pour une journée spéciale consacrée à Haïti. En direct de Port-au-Prince, trois mois après le séisme qui a fait plus de 200.000 morts et un million de sans abris, les reporters de France Info reviennent sur les lieux, avec pour objectif de prendre le pouls de la capitale, retrouver les Haïtiens qui ont témoigné au lendemain du drame, écouter comment ils s’en sortent aujourd’hui.
Tout un programme qui pourra être suivi en direct sur www.france-info.com. En attendant la station a commencé à publier des reportages (en différé) de ses envoyés spéciaux.

LE PIRATAGE SUR INTERNET, ENNEMI D’HAITI ? (Revue de presse)

jeudi 8 avril 2010 0 commentaires


Les pirates volent-ils les pauvres sinistrés d’Haïti ? Pour le RIAA, « L’album “Hope for Haiti Now” est désormais largement disponible sur des sites illicites comme The Pirate Bay, Torrentz et beaucoup d'autres. Ce qui met en lumière un côté vraiment immonde du piratage par P2P : détruire les efforts humanitaires de collecte de fonds pour Haïti. »
En publiant une telle charge sur son site Internet, la RIAA (Association de défense de l'industrie du disque américaine) a soulevé une vague de protestations sur Internet.
Mais en accusant ceux qui téléchargent illégalement “We Are The World” de porter atteinte à la collecte de fonds, l’organisme qui gère les intérêts des majors américains, laissent aussi entendre que l'industrie musicale elle-même réalise de gros bénéfices sur la vente des albums dit de charité.
Parmi les réactions, celles du site Numerama, pour qui « l'équation n'est pas forcément si simple ». Et de rappeler que l'album est bien moins téléchargé que les musiques les plus populaires du moment.
Alors, pirates sans coeur ou simple grain à moudre pour l'industrie du disque?
La version originale de “We Are The World”, qui a fêté cette semaine son 25ème anniversaire, a été le premier single à recevoir la certification multi-platine. Grâce aux millions de dollars récoltés dans le cadre de l'aide humanitaire, cette chanson détient toujours le record de l’oeuvre musicale la plus rapidement vendue aux États-Unis.
Les dizaines d’artistes, qui l’avaient interprétée, avaient renoncé à leurs droits, permettant ainsi de tirer le maximun des recettes pour l'Afrique. Dans une tentative de reproduire ce succès, un groupe de célébrités a enregistré “We Are the World 25 for Haiti”, après le séisme dévastateur, dans l'espoir d'amasser des fonds pour aider les sinsitrés dans le besoin.
Bien que la plupart des gens se rendent compte que faire un don directement à Médecins Sans Frontières ou à la Croix-Rouge est un geste plus efficace de faire un don, cela n’avait pas empêché l'initiative de connaître un certain succès. Malgré tout la RIAA, récemment sur son blog, a accusé les pirates de « voler » cette campagne de collecte de fonds. Où est la vérité dans cette affaire ?
En réponse à cette accusation de RIAA, la lettre d’information Music Ally a déterré quelques chiffres, pour constater que comparée aux singles les plus populaires, la chanson accuse un nombre de téléchargements plus bas. En dehors de cela, on peut se demander si ceux qui ont téléchargé la chanson aurait payé si elle n'était pas disponible sur BitTorrent. Peut-être ont-ils déjà fait des dons aux sinsitrés haïtiens d’une manière plus directe ?
Pour le site technologique Techdirt, la RIAA accuse des sites comme Torrentz, qui ne stockent même pas des fichiers “torrent”, tout en épargnant Google, où les pirates font le plus de recherches pour retrouver les fichiers à télécharger.
Ce qui rend la position de la RIAA encore plus hypocrite, d’après ces sites, c’est que des albums humanitaires comme “We Are The World” ont rapporté beaucoup à l’industrie du disque et à ses entreprises connexes. Ce qui pourrait se traduire tout aussi bien par « voler les Haïtiens».
Ainsi la compagnie Columbia Records a obtenu de bons résultats avec la sortie de la première version de "We Are The World", dont elle récolte encore les bénéfices genérées par les droits qu’elle détient. En outre, des chansons, telle "Do They Know It's Christmas?", se sont retrouvées sur des albums compilation. Opération dont les organismes de bienfaisance n’ont sans doute jamais vu un sou vaillant, concluent ces sites.

"Mwen pa fou" : le blog pour les "amis" d'Haïti

mercredi 7 avril 2010 0 commentaires

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Raconter et montrer la vie des personnes handicapées en Haïti. La mission du blog « Mwen Pa Fou », sous la houlette de l’association l’Arche, a trouvé tout son sens depuis le séisme du 12 janvier dernier. Et renforcé la vocation de son chroniqueur-photographe, Jonathan Boulet-Groulx


« Na p tounen a gòch.

– D’accord, je tourne à gauche.

– Non, non ! A gòch !

– Mais, c’est ce que je fais !

– A gòch la.

– Ah ! À droite.

– Wi, la.

– O. K… mais ça, c’est ta gauche, pas la mienne. »


Jonathan Boulet-Groulx, originaire du Québec, parlait heureusement déjà le créole quand il s’est installé en Haïti en mai dernier. Cela ne l’empêche pas d’être victime de temps à autre de petits malentendus linguistiques et drolatiques qu’il aime à rapporter
sur son blog « Mwen Pa Fou », « Je ne suis fou » en créole.

Hébergé sur le site de la branche canadienne de l’Arche, association chrétienne fondée en France en 1964 afin d’aider les personnes ayant un handicap mental, le blog a plusieurs missions : « Informer sur la situation en Haïti des “amis”, c’est-à-dire des personnes handicapées, les personnes les plus vulnérables qu’on oublie en premier, qu’on oublie toujours », explique le blogueur.


Âgé de 25 ans, Jonathan Boulet-Groulx perpétue l’œuvre de l’Arche-Canada en Haïti, sous le titre de « chef de revalorisation du travail ». À sa charge, deux ateliers permettant d’assurer l’autosuffisance à 25 « amis » qui produisent des meubles et de l’huile d’arachide.
Jusqu'à 1000 visiteurs par jour après le séisme
Financé par l’Union européenne sur deux ans, le projet se veut permanent. « J’essaye de mettre des gens responsables dans tous les départements, ils doivent s’approprier ce projet, » confirme Jonathan Boulet-Groulx, content de rester une deuxième année afin de parachever le passage de flambeau.

Le jeune Québécois part tous les jours dans les îles trouver de nouveaux contrats avec toujours dans sa besace son appareil photo, un micro, une petite caméra et un calepin qui quitte rarement sa main. Objectif : nourrir le blog.

Le récent séisme a jeté une nouvelle lumière sur son travail. Devenu une véritable source d’information sur la situation des handicapés sur place, le taux de consultation du site a atteint jusqu’à 1 000 visiteurs par jour en janvier.

Jonathan Boulet-Groulx se trouvait loin de Port-au-Prince au moment du tremblement de terre, mais a cependant vécu la tragédie de l’intérieur. Et tient à délivrer un message d’espoir. Jamais la question de partir ne lui est venue à l’esprit. « Je suis vraiment là où je dois être et je fais ce que je dois faire, résume-t-il. C’est la beauté de ma vie en ce moment. »

Un blog pour ne pas oublier Haïti

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« Pour ne pas oublier… », le titre du blog lancée en 2008 par Jean-François Labadie, Québécois installé dans la banlieue de Port-au-Prince, a pris une autre signification depuis le séisme du 12 janvier
Capture d'écran du blog de Jean-François Labadie

« Si les rues ayisienes (haïtiennes en créole) débordent de sourires et de bruits de manière générale, on a senti toute la journée un profond silence déambuler sur les trottoirs. La sérénité d’une population sur qui la chance ne s’est jamais fait un siège un tant soit peu confortable. » Jean-François Labadie est un conteur qui s’ignore. Plume élégante, dignité et précision du récit :
son blog mériterait d’être publié tant son témoignage est fort et poignant.

Lancé en 2008, le site de ce quadragénaire québécois, qui travaille en Haïti pour l’unité de santé internationale de l’université de Montréal, était destiné à livrer des impressions sur son séjour à Pétionville, dans la banlieue de Port-au-Prince.


« Je n’étais pas sûr qui de Dieu ou du ‘‘si’’ avait plus d’importance dans l’expression ‘‘Si Dye vle’’ (BDLR : Si Dieu le veut en haïtien), écrivait-il en
décembre 2008. Le ‘‘si’’ réfère à une éventualité, implique une dimension future ou possible. Il me semble effectivement difficile pour le peuple haïtien de se projeter dans l’avenir. Le futur simple n’existe pas dans la langue créole. »

"La vie refait quand même surface"

« Pour ne pas oublier… », le titre du blog de Jean-François Labadie, a pris une autre signification depuis le séisme du 12 janvier et lui a assuré une renommée involontaire. « Mon blogue, normalement visité par une quinzaine de personnes par jour, a reçu plus de 3 500 visites aujourd’hui ! Des journalistes de la France et du Québec veulent m’interviewer pour m’entendre dire que j’ai eu peur, que des morts jonchent les trottoirs, que les buildings se sont effondrés. Tout ce que tout le monde sait déjà ! Drôle de commerce », commente-t-il.

Il livre cependant des anecdotes étonnantes sur l'après-séisme : « Des gens appellent des gens et on raconte des histoires qui feront la une de tous les médias. La plus sympathique est celle d’un petit camion téléguidé qui s’est mis à bouger aux pieds de parents anxieux devant les restes de leur maison. Ils venaient de comprendre que leur fils n’était pas décédé sous les décombres. »


L’événement a comme aiguisé ses talents d’observateur. « La vie refait quand même surface, comme si les 32 coups d’État et les quelques centaines de cyclones qui sont passés sur l’île depuis 200 ans, avaient entraîné cette population à faire face à tout. À n’importe quoi. »


Stéphane DREYFUS
(Source: www.lacroix.fr) 

Bébé haïtienne deux fois miraculée: la vidéo

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Vu le nombre de réactions que j'ai reçues depuis hier, l'histoire de Jenny a passionné beaucoup de lecteurs de ce blog. Je suis à la recherche d'autres informations sur le bébé miraculée et ses deux parents. En attendant, voici une dépêche et une vidéo de l'agence Associeted Press.


MIAMI GARDENS (AP) — Les parents d'un bébé haïtien sauvé des décombres après le séisme meurtrier de janvier ont estimé lors des retrouvailles avec leur enfant en Floride que sa survie était un "miracle".
Junior Alexis, 24 ans, et Nadine Devilme, 23 ans, ont enlacé leur petite fille Jenny cinq mois lors d'une conférence de presse mardi en Floride, où le bébé a été hospitalisé.
"Je veux remercier tout le monde, avant tout les médecins, les avocats et tous ceux qui nous ont aidés car tout ce qui s'est passé ici est un miracle", a souligné Junior Alexis, un musicien de hip-hop en Haïti. "Parce que sans votre aide, nous ne serions pas là et notre bébé Jenny ne serait pas en vie aujourd'hui".
Les épreuves de la famille ont commencé quand Jenny et sa mère ont été séparées pendant le séisme de magnitude 7, Nadine croyant que sa fille était morte. Mais cinq jours plus tard, le bébé a été sorti des décombres, survivant sans nourriture et malgré des fractures du crâne et des côtes.
"Quand elle est arrivée, elle était presque morte", a souligné Arthur Fournier, médecin à l'Université de Miami qui a dirigé l'équipe médicale qui a pris en charge le bébé. "Le premier miracle a été qu'elle ait eu le courage de survivre seule cinq jours". Ce petit bébé a été emmenée aux Etats-Unis pour être soigné.
Lorsque ses parents ont appris que Jenny était en vie, ils ont commencé à la chercher et un test ADN a prouvé leurs liens génétiques. "Nous avons traversé beaucoup d'épreuves, je veux juste qu'elle soit saine et sauve", a souligné sa mère.
Le papa a lu un communiqué en créole, expliquant que le couple ne pouvait plus dormir jusqu'aux retrouvailles avec leur fille.
Bob Martinez, l'avocat des parents qui s'est également effondré en larmes pendant la conférence de presse, a précisé que le couple avait obtenu un visa humanitaire d'un an et le bébé un visa de deux ans. AP

Jenny : bébé deux fois miraculée

mardi 6 avril 2010 0 commentaires

Rescapée des décombres du séisme du 12 janvier, et finalement identifiée grâce à l’ADN, Jenny âgée de cinq mois, a retrouvé finalement ce mardi après-midi ses parents à Miami. Une histoire bouleversante qui a attiré l’attention de la presse américaine.
« Nadine Devilme et Junior Alexis, tout sourire et en admiration devant leur fille Jenny explique CNN. Pour la correspondante de la chaîne américaine, Elizabeth Cohen, quand Devilme et Alexis ont poussé la porte du cottage où vivait Jenny lives, ils sont tombés à genoux, embrassant leur bébé et pleurant à chaudes larmes. »
Jenny souriait et regardait autour d’elle, tout en établi un contact visuel avec ses parents et le travailleur social, qui s’était occupée d'elle en l'absence de ses parents. « Il était impossible d’avoir l’œil sec », aurait déclaré l’avocat des parents, Roberto Martinez, qui était lui-même présent à la réunion.
Pour retrouver leur fille, Nadine et Junior ont bénéficié du “humanitarian  parole”, visa d’un an renouvelable accordé dans les cas d'urgence médicale, pour des raisons d'ordre humanitaire, selon Donald Cannava, un avocat du Département des Enfants et de la Famille de l’Etat de Floride.
Jenny continue de recevoir des soins pour une fracture du crâne et suit une thérapie physique pour son bras blessé, qui elle ne peut toujours pas utiliser correctement. Malgré tout, la jeune rescapée, jouit d’une bonne santé, la frêle bébé arrivée il y a trois mois étant devenue un petit bébé enfant joufflu et joyeux.

Au secours de la presse écrite

lundi 5 avril 2010 0 commentaires


Dans le but de venir en aide aux confrères de la presse écrite, des organisations de journalistes viennent de mettre sur pied  “Haiti News Project”.
Initié par l’American Society of News Editors (ASNE) et l’Association Interaméricaine de Presse (IAPA), le projet a été renforcé par l’arrivée d’autres organisations comme National Association of Black Journalists (NABJ), Investigative Reporters and Editors (IRE), l’UNITY  Journalists of Color, Poder Magazine et Poynter Institute.
« Bien que la radio soit de loin la plus importante source de nouvelles pour la population haïtienne, les fondateurs de “Haiti News Project” ont décidé de se concentrer sur l'aide aux journalistes de la presse écrite, essentiellement pour deux raisons: notre expertise collective, qui principalement dans le domaine de la presse écrite, et le fait que le réseau Internews, une organisation internationale pour le développement des médias, se soit déjà engagée envers la radio haïtienne » a estimé Richard Karpel, directeur exécutif de l’ASNE, en annonçant le projet. Des propos recueillis par le site Internet de la publication spécialisée Editor & Publisher.
Bien que les deux seuls quotidiens haïtiens publient en français, une langue comprise par une petite minorité d'Haïtiens, une enquête menée par les journalistes Trenton Daniel et Martin Merzer du Miami Herald, a conclu que les articles publiés dans les journaux sont repris en grande partie par les radios haïtiennes, a poursuivi Karpel.
Au niveau du personnel, la presse écrite a subi une hémorragie importante, même si elle n’a pas eu à déplorer que peu de décès ou de blessés graves dans ses rangs. Comme les autres journalistes à travers les zones sinistrées, ils ont abandonné leurs maisons détruites ou gravement endommagées, tout en affrontant les difficultés de la vie quotidienne. Notez que le projet est coordonné par l'ancien éditorialiste du Miami Herald, Joe Ogelsby.

Ici Radio Débrouillardise Haïti

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Quelques heures après le séisme qui a détruit une partie de Port-au-Prince, le 12 janvier dernier, l'animateur de radio Carel Pedre était derrière son micro, sur les ondes de Radio One. Animateur de l'émission du matin et directeur de la station, Pedre est une vedette locale qui a acquis une notoriété internationale lorsque CNN a diffusé les photos qu'il avait prises et publiées sur Twitter quelques moments seulement après la secousse.

Quelques jours seulement après le séisme, d'autres radios comme Tropic FM et Radio Ginen (il y en a au total une dizaine établies à Port-au-Prince) avaient repris leur diffusion.
«Des radios ont opéré pendant des semaines grâce à du matériel récupéré dans les décombres, à partir d'une tente aménagée, dans le voisinage ou sur la Cour de Saint-Louis, l'un des plus grands camps de réfugiés de la capitale», raconte Claude Gilles, directeur du Centre opérationnel des médias mis sur pied par Reporters sans frontières au lendemain du séisme.
Radio-Caraïbes, une des stations de radio les plus populaires au pays, diffusait quant à elle sous une tente, en face de ses anciens studios, comme l'a déjà raconté notre collègue Agnès Gruda, fin janvier.
Deux mois plus tard, c'est toujours le cas. «Radio-Caraïbes diffuse toujours dehors, dans la rue, et ses émissions en direct sont devenues de véritables happening le soir, à Port-au-Prince», confirme Jean-Hugues Roy, envoyé spécial en Haïti pour Radio-Canada.
Télé et journaux
Du côté de la télévision, pour des raisons techniques évidentes, le retour à la normale est plus long. «La plupart des postes de télé diffusent des vidéoclips et des films, explique Carel Pedre, joint par téléphone. Mais la Télévision nationale d'Haïti, installée dans la cour extérieure de son ancien édifice, a repris sa programmation régulière.»
Quant aux deux quotidiens haïtiens, Le Matin et Le Nouvelliste, leurs presses ont été lourdement endommagées dans le séisme. La version papier du Matin, publiée une fois par semaine pour l'instant, est imprimée en République dominicaine. Quant au Nouvelliste, le plus vieux quotidien au pays, il publie deux numéros par semaine mais doit reprendre son rythme quotidien aujourd'hui.
«La rédaction du journal demeure toujours dans son siège provisoire, à Pétionville, et le journal sera imprimé dans son local situé au centre-ville en ruine», explique Claude Gilles par courriel. «Le journal est en outre à rebâtir sa liste d'abonnés dont un grand nombre a déménagé ou a quitté le pays.»
Deux jours après le séisme, des représentants de l'organisme Reporters sans frontières, avec l'aide financière de Quebecor, mettaient sur pied un centre opérationnel des médias. Situé lui aussi à Pétionville, il offre du matériel, des ressources professionnelles et psychologiques ainsi que des espaces de travail aux journalistes haïtiens ainsi qu'aux médias étrangers en reportage en Haïti.
François Bugingo, porte-parole de RSF Canada, a participé à sa création. «Le centre est coordonné en collaboration avec le ministère des Communications haïtien et éventuellement, nous allons céder notre place à des associations locales afin qu'elles assument sa coordination.» Reporters sans frontières estime qu'une trentaine de travailleurs du monde des médias sont morts dans le séisme.
Nathalie Collard
La Presse
(Source: cyberpresse.ca)

L'Acte d'Indépendance d'Haïti (enfin) retrouvé

jeudi 1 avril 2010 0 commentaires

Une étudiante de l'université Duke de Durham, en Caroline du Nord (est des Etats-Unis), a retrouvé par hasard le seul exemplaire imprimé de l'Acte d'Indépendance d'Haïti en 1804, a annoncé jeudi la direction de l'établissement.

« C'est une chose étrange de retrouver, après le séisme, le premier document qui a fondé la nation, aurait déclaré Patrick Tardieu, un archiviste de la Bibliothèque des Pères du Saint-Esprit à Port-au-Prince, selon un article du New York Times. Nous l'avons cherché depuis longtemps »  
L'étudiante, Julia Gaffield, a découvert l'Acte en février dernier, alors qu'elle examinait des documents aux Archives nationales britanniques à Londres.
Mais le pays n'a pas conservé une trace écrite de cette proclamation, selon l'université. Une copie fut imprimée dans les heures qui suivirent pour le gouverneur de Jamaïque et c'est cet exemplaire, considéré comme unique par les historiens, que Julia Gaffield a retrouvé.

Tahiti danse pour Haïti

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Il ne figurait pas, hier, parmi les grands donateurs réunis par l'ONU pour financer la reconstruction de Haïti. Le geste du lycée Yourcenar en faveur des sinistrés de Port-au-Prince n'en est pas moins remarquable. Il a réuni plus de 5 000 euros. Tout était parti d'un élan du foyer envers Sarah Joselon, une étudiante en BTS née dans les Caraïbes. Les billets de tombola se sont vendus comme des petits pains. Les cuisiniers ont mis la main à la pâte pour régaler 199 convives d'accras et de colombo. Et si on a vu des vahinés de Tahiti (une association laventinoise) danser pour Haïti, ce n'était pas l'effet d'un punch carabiné. C'est que la solidarité estudiantine avait fait bouger les lignes... des méridiens. (source: La Voix du Nord)

 
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